Lisa Marois, qui aura bientôt 60 ans, croit en l’importance de maintenir une bonne santé globale, et surtout une bonne flexibilité, qui est selon elle la base de la santé.
Lisa Marois, qui aura bientôt 60 ans, croit en l’importance de maintenir une bonne santé globale, et surtout une bonne flexibilité, qui est selon elle la base de la santé.

Être en santé grâce à l'aquaforme et Lisa Marois

Billie-Anne Leduc
Billie-Anne Leduc
La Voix de l'Est
«Maman, je prends la relève». Ces mots, Lisa Marois les a prononcés à sa mère peu avant que celle-ci décède, il y a sept ans, lui annonçant qu’elle suivrait désormais sa passion : la santé.

«Après 30 ans passés à travailler en communication, en gestion de crise et à la télévision, j’ai décidé de retourner à ma passion. Je suis retournée aux sources.»

Un virage de carrière que ne regrette pas la Bromontoise, native de Sherbrooke, qui donne depuis sept ans différents cours d’aquaforme, de stretching et de ballet classique en petits groupes, privés et semi-privés.

«Ma mère était une inspiration pour moi. Elle donnait des cours d’aquaforme à Sherbrooke. J’ai été élevée dans la santé. On avait sur la table du sucre brun, du sel de mer, de la vitamine E. Elle était très avant-gardiste», dit-elle, alors que sa mère est décédée à 90 ans.


« Je connais les limites des gens, je les pousse à leur meilleur. L’eau est un outil merveilleux »
Lisa Marois

Après avoir étudié en communication organisationnelle, avoir notamment animé l’émission Mon argent, mes finances à TQS, donné la météo aux nouvelles et avoir effectué des tirages à la télévision, Lisa Marois a tout laissé tomber pour se consacrer uniquement à l’enseignement de cours personnalisés, axés sur les besoins propres de chaque personne. Elle loue un bassin à la piscine Miner — elle ne travaille pas pour la Ville —, a suivi un cours de sauvetage, et offre de l’Aqua Tonus, Aqua Douceur, Aqua Minceur, Aqua Dynamique.

«L’aquaforme a une signification péjorative pour certains. Mon cours, ce n’est pas pour jaser. Je connais les limites des gens, je les pousse à leur meilleur. L’eau est un outil merveilleux.»

La richesse, c’est la santé

Mme Marois se dit «vectrice de vitalité, d’énergie». Elle veut aider le plus de gens possible. Celle qui aura 60 ans le 20 août croit en l’importance de maintenir une bonne santé globale — à la fois physique et mentale — et surtout une bonne flexibilité, qui est selon elle la base de la santé.

Avec la COVID-19, plusieurs personnes souffrent d’ankyloses, ont perdu de la flexibilité, du mouvement. Il importe de retravailler tout cela, dit-elle. De bouger, de s’étirer, pour se sentir bien.

«La plus grande richesse d’une personne est sa santé. Je veux toucher le cœur des gens par l’exercice, par des cours dans l’eau.»

Son plus beau cadeau est de se faire dire «je me sens bien depuis que je te connais». Lisa Marois travaille avec ouverture et compassion. Là réside sa clé du succès.

Pas peur de vieillir

Lisa Marois n’a pas peur de vieillir. Loin de là. «Ma deuxième mission, si on peut dire, c’est d’être un exemple. Comme ma mère a été un exemple pour moi. Je ne veux pas que les gens aillent en CHSLD, qu’ils ne soient plus autonomes.»

Une solution au désengorgement du système de santé, qui coûte extrêmement cher, renchérit Mme Marois, qui affirme fièrement n’avoir aucun botox, ou «lifting», et qui plaide qu’il faut «être nous-mêmes, dans nos imperfections.»

«On a la responsabilité de notre santé envers la société. Je ne veux pas être un fardeau pour mes enfants, je ne veux pas dépendre des autres.»

Certes, le virage effectué par Lisa Marois n’a pas été facile, raconte-t-elle. Suivre son cœur, sa passion, après 30 ans de travail stressant, ça prend du courage, il faut «être fait fort». Mais, il fallait qu’elle le fasse.

«Il faut arrêter le camouflage, la suppression de nos passions. Elles vont toujours finir par remonter. C’est une graine qu’on a plantée, et qui pousse, coûte que coûte.»

Détermination, motivation, vision et soutien de l’entourage sont nécessaires. «J’encourage les gens de ma génération à le faire, à s’écouter, à essayer autre chose. Quand j’ai dit à ma mère, “je le fais”, elle était tellement contente.»

Nul doute qu’aujourd’hui, sa mère dirait «je suis fière».