Le bien-être des humains devrait primer celui des animaux, disent certains organismes.

Et les humains là-dedans?

La mise en service de la nouvelle ligne téléphonique 1844 ANIMAUX pour dénoncer la maltraitance des animaux suscite certaines réactions chez les organismes voués au bien-être... des humains.
Ce numéro sans frais, annoncé lundi par le ministre Pierre Paradis, permettra aux citoyens du Québec de porter plainte en toute confidentialité s'ils jugent que la santé et le bien-être d'un animal domestique ou d'élevage sont menacés. Accessible 24 heures par jour, tous les jours de la semaine, la ligne permettra de joindre directement le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, qui assurera le suivi.
Une telle nouvelle a fait sursauter le Regroupement provincial des comités des usagers (RPCU) du réseau de la santé et des services sociaux. L'organisme dresse un parallèle avec la Ligne Aide Abus Aînés, qui n'est accessible que de 8h à 20h, et avec celle de Gai Écoute, en fonction de 8h à minuit.
«Tante Alice doit choisir ses heures pour demander de l'aide à la Ligne Aide Abus Aînés, mais elle peut dénoncer à toute heure du jour ou de la nuit la maltraitance dont est victime la chèvre de M. Séguin. Cette triste ironie rappelle l'importance des services qui doivent être offerts aux aînés vulnérables et aux jeunes victimes d'intimidation, et d'un accès permanent aux services de soutien», dénonce le directeur général du RPCU, Pierre Blain.
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