L’Impérial était complet, jeudi soir, pour rendre hommage à la cuisine et à la carrière d’Erwin Bögli (à gauche), qui a été derrière les fourneaux de La Petite Marmite durant presque 40 ans. On le voit ici avec le chef de L’Impérial, François Côté.

Erwin Bögli a volé la vedette au restaurant L’impérial

Le chef Erwin Bögli a tenu les rênes du restaurant La Petite Marmite durant 40 ans. Son fameux pain à l’ail, ses coupes de boeuf, ses röstis et ses langoustines, entre autres, font partie de l’histoire culinaire de Granby. Le chef du restaurant L’Impérial, François Côté, a rendu hommage à l’homme et à sa cuisine, jeudi, lors d’une soirée à la fois festive et nostalgique.

«C’est l’un des plus beaux événements que j’ai faits au restaurant», racontait M. Côté vendredi matin, encore ravi du déroulement du repas, qui s’est tenu dans une salle comble de proches et d’anciens clients d’Erwin Bögli. 

«J’aurais pu remplir trois fois le resto! On pourrait peut-être en faire un événement annuel...», a-t-il suggéré.

François Côté se souvient de son arrivée à Granby en 2010 et de sa découverte de La Petite Marmite. «C’est le premier restaurant que j’ai connu et j’en suis tombé amoureux, car c’était le genre de cuisine française que j’aimais. Et je trouvais qu’Erwin avait la tête de l’emploi!»

François Côté n’a jamais caché son admiration pour ce restaurateur qu’il côtoyait de temps à autre, l’un visitant parfois l’établissement de l’autre. 

«J’ai appris avec le temps la réputation d’Erwin dans la région. Il a travaillé presque seul dans sa cuisine durant près de 40 ans. Il a mis des classiques incroyables sur la table, avec des recettes qui sont encore secrètes aujourd’hui. Je trouvais important de souligner son travail et sa retraite, deux ans après la fermeture de La Petite Marmite.»

Touchant

M. Bögli, qui a opéré son restaurant de 1978 à 2017, n’a pas tout de suite compris pourquoi François Côté lui proposait un tel hommage. Il a finalement accepté, et ne l’a pas regretté. 

«Ç’a été une soirée touchante et très agréable. J’ai été surpris de la réponse des gens. On espère toujours qu’ils nous demeurent fidèles, mais on ne sait jamais...», a confié, rassuré, le principal intéressé au lendemain de la soirée. 

Le menu spécial comportait quelques-uns de ses plats classiques, comme son légendaire pain à l’ail — dont il refuse de partager la recette —, son entrecôte Café de Paris et sa crêpe glacée au chocolat, servis avec la petite touche de L’Impérial.

Son verdict : «C’était aussi bon et aussi bien présenté que chez nous!»

Il faut dire que M. Bögli ne s’est pas contenté de déguster, il a activement participé aux préparatifs, passant la moitié de son temps en cuisine et l’autre en salle. 

«De voir un chef à la retraite voir les jeunes cuisiner ses classiques, de voir la lumière dans ses yeux, c’était vraiment un très beau moment», a pour sa part confié François Côté, qui partage avec lui un amour pour la cuisine savoureuse et généreuse, où le beurre et la crème ont le beau rôle. 

Après une telle soirée de retrouvailles, Erwin Bögli ne dit pas non à un possible retour de l’événement. «Je suis ouvert à l’idée!»