Le maire sortant, André Ponbriand, était sur place pour féliciter son successeur.

Éric Chagnon, nouveau maire de Shefford

Le maire sortant de Shefford, André Pontbriand, a officiellement tiré sa révérence, vendredi matin, après avoir assisté à l’assermentation de son successeur, Éric Chagnon. Ce dernier prend la tête de la municipalité sans avoir eu à affronter la moindre opposition.

M. Chagnon a accepté ses nouvelles fonctions en toute modestie, en prêtant serment dans une simple salle de réunion, sans cérémonie, ni invités. 

D’un calme olympien, le presque quinquagénaire était visiblement heureux de la situation. « Je suis bien content d’avoir été élu sans opposition. Je le sais depuis une semaine, alors j’ai eu le temps de décanter un peu ! »

Élu au siège 5 en 2013, Éric Chagnon possède déjà une bonne connaissance des rouages de la politique municipale et des dossiers en cours à Shefford. « M. Pontbriand m’a coaché ; il nous a tous bien préparés. Mais j’ai encore plein de choses à apprendre », glisse-t-il.

L’arrivée d’un centre communautaire et d’une école primaire à Shefford demeure au cœur de ses priorités. « On aimerait rendre ces projets à terme », dit-il. 

Quant à la future coopérative de santé, Éric Chagnon ne perd pas espoir. « Ce serait un plus à Shefford. J’ai toujours confiance qu’ils vont réussir », ajoute-t-il au sujet du comité porteur du dossier. 

Le nouveau maire rappelle que la ville est en bonne situation financière et qu’il n’envisage pas de modifications majeures dans la façon de faire les choses. « Je vais prendre le pouls, m’établir et on verra. »

Marié et père de trois filles, Éric Chagnon est propriétaire d’une plantation de sapins. En se qualifiant de travailleur autonome, il assure qu’il aura le temps nécessaire pour assumer son rôle de maire à temps plein.

Relève assurée

Avant de quitter pour de bon l’hôtel de ville, en saluant une dernière fois les employés municipaux, André Pontbriand semblait serein, lui aussi. « Je me sens très bien et un peu soulagé. À mon second mandat, j’avais dit que je voulais préparer la relève. Je pense que j’ai réussi », a-t-il confié. 

Tellement qu’il a craint à un certain moment que tous les conseillers municipaux veuillent devenir maire ! « Ils étaient tous de grande qualité. Chacun avait sa spécialité, ce qui faisait une équipe extra­ordinaire. On n’était pas toujours d’accord, mais j’ai eu beaucoup de plaisir à travailler avec eux. »

De celui qui prend son siège, M. Pontbriand ne pense que du bien. Éric Chagnon, dit-il, apportera de la jeunesse à la mairie et une perception différente. « Mais je suis certain qu’il poursuivra le travail amorcé par le conseil et qu’il pourra compter sur l’appui des conseillers. »

Trois conseillers réélus

Tous les élus sortants — Denise Papineau, Johanne Boisvert, Pierre Martin, Jérôme Ostiguy et Michael Vautour — avaient annoncé leur candidature le 31 août dernier, ensemble, à la résidence d’Éric Chagnon. Ce jour-là, ce dernier avait toutefois précisé qu’ils ne formaient pas une équipe électorale en soi, avant d’ajouter : « Nous sommes tous des candidats indépendants. On a tous en tête un objectif de continuité. »

Johanne Boisvert, Jérôme Ostiguy­ et Michael Vautour ont été réélus sans opposition et assermentés vendredi matin.

Denise Papineau devra cependant faire campagne contre Stéphane­ Vanier, tandis que Pierre Martin affrontera Geneviève­ Perron.

Deux candidates — Francine Langlois et Mariam Sabbagh — briguent le siège 5 laissé vacant par Éric Chagnon.

Francine Langlois brigue le siège 5

Depuis plus d’un an, la femme d’affaires Francine Langlois assiste à la plupart des séances régulières du conseil municipal de Shefford. Pour connaître les préoccupations des citoyens et savoir ce qui se passe dans sa municipalité, il n’y a pas de meilleur moyen, dit-elle. Lorsqu’elle a appris que le siège 5 était vacant, elle a choisi de se présenter. 

« J’ai longuement réfléchi. J’ai envie de faire évoluer des choses. L’école primaire et la salle communautaire sont deux sujets qui m’interpellent beaucoup. On a très peu de services à Shefford, pourtant cela créerait un sentiment d’appartenance chez les résidants », ajoute la dame, qui fait d’ailleurs campagne sous le slogan « Ensemble, développons notre appartenance ».

Sheffordoise depuis 21 ans et copropriétaire du Garage JPM, Mme Langlois voit défiler dans son commerce beaucoup de gens avec qui elle discute au quotidien des enjeux de sa municipalité. « Si je suis élue, je vais avoir le privilège d’apporter ces choses au conseil », assure-t-elle.

« C’est en ayant des services et des endroits où les gens peuvent se rencontrer qu’on va se sentir encore plus citoyens de Shefford, que sa notoriété grandira et que les gens resteront dans notre belle municipalité. »

L’établissement de la coopérative de santé fait aussi partie de la solution, croit-elle. « Je vais tout faire pour que ce projet voie le jour. C’est une nécessité à Shefford. »

En prônant l’harmonie entre l’humain et la nature, Francine Langlois se dit convaincue que le développement de services de proximité peut se faire en conservant le caractère rural de la municipalité.