Six représentants de la région, dont quatre de Farnham, ont récemment participé à une mission économique au Danemark­.

Environnement et développement durable: s’inspirer de l’Europe du Nord

La délégation de Brome-Missisquoi, composée notamment de quatre représentants de Farnham sur six personnes au total, est de retour de sa mission économique au Danemark avec une valise débordante d’idées à importer en matière d’environnement et de développement durable.

Le maire de Farnham, Patrick Melchior, est l’un de ceux qui étaient du voyage qui s’est déroulé du 23 au 27 février. Il est rentré au pays emballé par son expérience. « C’est mission accomplie, mais maintenant, il faut faire le transfert ici », dit celui qui était accompagné de trois membres de son équipe, du directeur général, de la présidente de la Régie intermunicipale de gestion des matières résiduelles de Brome-Missisquoi et d’une représentante de la MRC.

La délégation a entre autres visité une usine spécialisée en biométhanisation. « On a vu ce qu’il se faisait là-bas. Si on implante quelque chose de la sorte ici, on voulait voir quels seraient les impacts, explique M. Melchior. On est plus que satisfait de ce qu’on a vu. »

On ignore toujours quelle entreprise songe à s’installer dans le parc industriel de Farnham, mais La Voix de l’Est annonçait en août dernier qu’une compagnie européenne spécialisée dans la conception et la construction d’unités de méthanisation songeait à s’implanter en sol farnhamien. Elle est déjà implantée dans plusieurs pays, notamment en France, au Japon et au Danemark.

La symbiose industrielle — un réseau d’entreprises locales maillées entre elles par des échanges de ressources appelés synergies — est déjà implantée dans Brome-Missisquoi, mais le sujet était aussi au programme de la délégation. Des exemples leur ont été présentés.

Les élus ont également été inspirés par de bonnes pratiques environnementales, notamment en matière de transport. « Au niveau du transport actif, des pistes cyclables, on sait exactement ce qu’on veut », dit-il, sans toutefois s’avancer davantage sur la nature de ce qui pourrait être réalisé.

Voir grand

Un rapport des découvertes et informations collectées pendant la mission sera présenté aux élus municipaux à la fin du mois de mars. Des projets pourraient ensuite être retenus. « On revient avec la conviction qu’il faut implanter des choses ici. Il y a des choses qui sont facilement importables », assure M. Melchior.

Le maire est catégorique : le jeu en valait la chandelle. « Il ne faut pas avoir peur d’avoir l’audace de faire ces missions-là. Les retombées ne sont pas moins importantes pour une petite ville, estime-t-il. Ce n’est pas parce qu’on est petit qu’on ne peut pas être grand. »