Les fruits des nouveaux joueurs dans l’industrie sont variés : élevage de bovin, de volaille, de chèvres, de canards, d’ânes, de porcs, de lapins, de chevaux ou d’alpaga ; culture maraîchère, d’argousier, de houblon, de champignons et de foin, culture de serre, exploitation d’un vignoble, apiculture et acériculture, production laitière et de grains.

Entreprises agricoles: ça pousse dans la région !

La région est un terreau fertile pour l’implantation de nouvelles filières dans le secteur agroalimentaire. En tout, pas moins de 60 entreprises agricoles ont vu le jour ou ont changé de mains au cours de la dernière année dans les MRC de Brome-Missisquoi, de la Haute-Yamaska et de Rouville.

Selon des statistiques fournies par la Fédération de l’Union des producteurs agricoles (UPA) de la Montérégie, 32 nouvelles entreprises agricoles ont démarré leur production dans Brome-Missisquoi entre 2016 et 2017. C’est à Dunham que s’est établie la part du lion, puisque neuf producteurs ont choisi d’y faire leurs affaires. Six autres se sont installés à Lac-Brome, cinq se sont établis à Frelighsburg. Les autres compagnies sont réparties entre Bedford, Bolton-Ouest, Brigham, Cowansville, East Farnham, Notre-Dame-de-Standbridge, Saint-Armand et Sutton.

« Brome-Missisquoi est une région innovatrice. La MRC est la première au Québec à avoir instauré un programme de banque de terres, et cela attire beaucoup de petits producteurs en démarrage », commente le président de la Fédération de l’UPA de la Montérégie, Christian St-Jacques.

La Haute-Yamaska a pour sa part vu naître 17 projets, dont six ont fait leur nid à Saint-Joachim-de-Shefford. Les villes de Granby, Roxton Pond, Sainte-Cécile-de-Milton et Shefford en abritent pour leur part entre deux et quatre chacune.

Enfin, ce sont 11 nouvelles entreprises qui se sont enracinées dans Rouville au cours de la dernière année, réparties entre les municipalités d’Ange-Gardien, Marieville, Rougemont, Sainte-Angèle-de-Monnoir, Saint-Paul-d’Abbotsford et Saint-Mathias-sur-Richelieu.

Dans son ensemble, la région de la Montérégie a accueilli de 200 à 225 nouveaux producteurs agricoles en 2016-2017, un nombre qui est stable au fil des ans, selon M. St-Jacques.

Fruits et retombées
Les fruits de ces nouveaux joueurs dans l’industrie sont variés : élevage de bovins, de volaille, de chèvres, de canards, d’ânes, de porcs, de lapins, de chevaux ou d’alpaga ; culture maraîchère, d’argousier, de houblon, de champignons et de foin, culture de serre, exploitation d’un vignoble, apiculture et acériculture, production laitière et de grains. Ce n’est pas pour rien que la Montérégie est souvent appelée « le garde-manger » de la province, relève M. St-Jacques. « On dit que si quelque chose se cultive au Québec, on le retrouve en Montérégie », note-t-il, ajoutant que de plus en plus de productions dites émergentes trouvent racine dans la région.

Cet essor continu démontre l’importance de l’agriculture pour le développement économique de nos communautés, fait valoir M. St-Jacques. Ces nouvelles entreprises génèrent d’importantes retombées économiques pour la région, soutient-il. « [Elles] sont des moteurs puisqu’elles créent de la richesse, particulièrement en milieu rural. Ces producteurs achètent, investissent et emploient de la main-d’œuvre localement », affirme le président.

La Montérégie compte 6880 fermes, rapporte l’UPA. En tout, la région compte 82 500 emplois dans l’industrie bioalimentaire, dont 15 300 uniquement en agriculture, ce qui représente 25 % des emplois agricoles au Québec. Le tout représente des investissements annuels de 170 millions de dollars et génère des retombées économiques de l’ordre de 2,43 milliards de dollars.