« Je veux que les citoyens soient conscients de l'impact des décisions qui sont prises. Les citoyens des villes qui n'auront pas signé l'entente ne pourront pas s'inscrire comme d'habitude en août », dit le maire de Granby, Pascal Bonin.

Entente intermunicipale en loisirs: un impact à prévoir

Si des citoyens des municipalités environnantes ne peuvent s'inscrire en août prochain aux activités de loisirs à Granby, ce ne sera pas la faute de la Ville, a tenu à préciser jeudi le maire de Granby, Pascal Bonin.
« Je ne veux pas me mêler des décisions des autres villes. Je respecte les conseils municipaux et les maires. Mais je veux que les citoyens soient conscients de l'impact des décisions qui sont prises. Les citoyens des villes qui n'auront pas signé l'entente (de loisirs) ne pourront pas s'inscrire comme d'habitude en août. Et si des municipalités changent d'idée à l'automne, il sera trop tard pour revenir en arrière. Les inscriptions vont être complétées. On ne pourra pas défaire les horaires », a affirmé Pascal Bonin.
Celui-ci a voulu faire cette mise au point à la suite de la décision des municipalités de Saint-Alphonse, Roxton Pond, Warden et Sainte-Anne-de-la-Rochelle, qui ne renouvelleront pas l'entente loisirs les liant à Granby. Raison invoquée : la hausse des tarifs imposée par Granby pour les prochaines années est trop élevée. Car il est prévu que les coûts défrayés, par année et pour chaque carte loisirs émise à leurs citoyens, grimpent de 32 $ à 131 $ d'ici trois ans, de façon à ce que la facture corresponde à ce qu'il en coûte aux Granbyens. 
« À 131 $, c'est utilisateur-payeur. C'est le coûtant. La Ville de Granby ne fait pas d'argent avec ça. Et la nouvelle piscine n'est même pas incluse dans l'entente. Le 131 $, c'est ce que ça coûte aux gens de Granby et à n'importe quel utilisateur », assure le maire Bonin.
Pas de négo possible
Le maire de Saint-Alphonse, Marcel­ Gaudreau, a avancé que les nouvelles conditions de l'entente feraient en sorte qu'il en coûterait environ 150 000 $ par année à sa municipalité, à la cinquième année de l'entente. Des chiffres qui ne correspondent pas à ceux de l'administration municipale de Granby. Selon Pascal Bonin, qui a tenu à corriger le tir, des coûts de 88 383 $ ont plutôt été calculés, à la troisième année, pour Saint-Alphonse. Pour la quatrième et cinquième année, une indexation annuelle de 2,5 % sera imposée, ce qui ne fait cependant pas grimper la facture à 150 000 $. 
À Saint-Alphonse, qui a dit vouloir s'entendre avec Cowansville en matière de loisirs dans les circonstances, ce sont 675 citoyens qui avaient une carte loisirs au 31 juillet­ 2016, selon la Ville de Granby. 
À Roxton Pond, 940 résidants utilisaient les services de loisirs de la Ville de Granby l'an dernier. Mais c'est la municipalité de Shefford où le nombre de cartes loisirs émises - 1924 - y est le plus élevé. Celle-ci n'a pas encore annoncé officiellement si elle renouvellera l'entente. La municipalité a adressé une liste de questions à la Ville de Granby pour vérifier certains­ détails, dit le maire Bonin. 
Marcel Gaudreau a émis l'hypothèse qu'une entente à la carte soit négociée avec Granby. Mais Pascal­ Bonin est catégorique. Aucune négociation ne sera possible. « Les Granbyens n'ont pas ça à la carte. Ils paient en entier. À la carte, ça signifierait qu'on donne un avantage particulier aux gens des autres municipalités par rapport aux gens de Granby qui n'ont pas ce luxe-là. Ça signifierait aussi qu'une grande partie des frais d'entrée servirait à l'administration du système à la carte », relève le maire qui souhaite générer des économies avec un système unique.