Éric Sévigny, directeur général de la Ville de Bromont

Entente intermunicipale de loisirs: Bromont prône « l’utilisateur-payeur »

Les récents pourparlers entre Granby et Bromont concernant l’entente de loisirs ont porté leurs fruits. Les élus bromontois doivent statuer lors de la séance du conseil, lundi, à propos des modalités d’un accord de cinq ans entre les deux municipalités.

« L’optique qu’a choisie la Ville est de ne pas pénaliser les Bromontois pour qu’ils aient accès, s’ils le désirent, à l’offre de loisirs de Granby. Pourvu qu’ils acceptent d’assumer les frais de la carte loisirs », a indiqué le directeur général de Bromont, Éric Sévigny.

Rappelons que Bromont avait rejeté en juillet la proposition initiale de Granby, qui prévoyait hausser de près de 400 % sur trois ans la facture défrayée par les 23 municipalités avec lesquelles elle était liée par une entente de loisirs. Il en coûtait alors annuellement aux localités 32 $ pour chaque carte octroyée à leurs citoyens. La facture grimpe à 65 $ (2017-2018), pour atteindre 98 $ l’année suivante et 131 $ en 2019-2020. Ces montants devaient être indexés de 2,5 % lors des deux dernières années de l’entente intermunicipale. Sans claquer la porte, Bromont avait prôné le dialogue avec son voisin.

Première étape
Bien que les élus aient à se prononcer lundi à propos de la signature d’un accord de cinq ans avec Granby, celui-ci pourrait être abrogé pour en ratifier un nouveau en cours de route, a fait valoir Éric Sévigny. « C’est une première phase, mais l’objectif demeure de travailler en partenariat avec Granby pour en venir à une entente qui ira dans les deux sens. À Bromont, on a plusieurs plateaux sportifs. On a le Parc des sommets qui sera créé et le Centre national de cyclisme, qui sont des infrastructures intéressantes pour les gens de la région. Éventuellement, l’entente avec Granby devrait davantage refléter un échange de services plutôt qu’une utilisation unilatérale des infrastructures de l’autre ville », a-t-il résumé.

Selon le DG de Bromont, les contribuables sortiront gagnants d’une telle entente. « Auparavant, la Ville payait pour les gens qui allaient chercher leur carte loisirs, mais qui ne l’utilisaient pas. On souhaite désormais que les gens profitent des activités complémentaires à ce qui est offert chez eux. »

L’accès aux services de loisirs sera également simplifié, a souligné Éric Sévigny. En ce sens, le renouvellement ou l’abonnement aux différents services pourra se faire en ligne, en présentant une preuve de citoyenneté électronique.