L'avocat du père en a fait l’annonce mercredi au palais de justice de Saint-Hyacinthe.
L'avocat du père en a fait l’annonce mercredi au palais de justice de Saint-Hyacinthe.

Enfant enlevé: le père renonce à être remis en liberté

Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est
L’homme de Farnham accusé d’avoir enlevé son enfant tout en tenant des propos inquiétants, le 16 octobre, renonce à être remis en liberté en attendant son procès.

Son avocat en a fait l’annonce mercredi au palais de justice de Saint-Hyacinthe. Le bambin de trois ans avait été enlevé à sa mère, qui habite cette municipalité.

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L’accusé de 42 ans — qu’une ordonnance de non-publication empêche de nommer afin de protéger l’identité de la jeune victime — choisit ainsi de rester détenu jusqu’à son procès, fixé au 19 novembre.

«Un procès est plus approprié, bien que j'aurais des arguments à faire valoir dans une enquête caution», a déclaré Me Antoine Dubreuil, de la défense, au tribunal. Interrogé à sa sortie de la salle d’audience, l’avocat a refusé d’en dire davantage. 

Il semble que les conditions imposées par la Couronne pour une éventuelle remise en liberté de l’accusé, et qui impliquaient un séjour en thérapie fermée, aient été refusées.

Aux dires de la mère de la jeune victime, son ex-conjoint était intoxiqué au moment où il a pris l’enfant de force pour l’amener à Farnham. L’homme lui aurait également dit qu’il voulait «se barricader» avec le bambin, «qu’il allait y avoir du sang, des coups de feu» et qu’elle ne le reverrait plus.

Madame a la garde exclusive de l’enfant depuis que monsieur a purgé une peine de trois mois de prison, au début de 2020, pour violence conjugale et avoir enfreint plusieurs ordonnances de la cour. Il lui était d’ailleurs interdit de se trouver chez son ex-conjointe sans le consentement de cette dernière.

«Je vais pouvoir dormir»

Jointe mercredi, elle s’est dite soulagée qu’il ne soit pas relâché dans l’immédiat. «Je vais pouvoir dormir», a indiqué la femme de 32 ans. «Et il aura le temps de penser s’il veut aller en thérapie.»

Le charpentier-menuisier fait face à des accusations d’enlèvement en contravention avec une ordonnance légale, de non-respect d’une ordonnance de la cour, d’harcèlement criminel et de voies de fait. Ces deux dernières charges font référence à des gestes posés à l’égard de son ex-conjointe en juin. Il a des antécédents de menaces, de voies de fait et de méfaits.

Par l’entremise de son avocat, il a demandé à être présent physiquement au palais de justice lors de son procès. La juge Dannie Leblanc, de la Cour du Québec, a dit préférer qu’il continue d’assister aux audiences par visioconférence étant donné la situation sanitaire actuelle et parce que son ex-conjointe sera appelée à témoigner.