Un homme de Farnham accusé d’avoir enlevé son enfant alors qu’il n’en avait pas la garde légale tentera mercredi de recouvrer sa liberté.
Un homme de Farnham accusé d’avoir enlevé son enfant alors qu’il n’en avait pas la garde légale tentera mercredi de recouvrer sa liberté.

Enfant enlevé : «Il m’a dit qu’il y allait avoir du sang»

Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est
Un homme de Farnham accusé d’avoir enlevé son enfant de trois ans alors qu’il n’en avait pas la garde légale, tout en faisant des déclarations inquiétantes, tentera mercredi de recouvrer sa liberté.

La police a mis la main au collet, le 16 octobre, du charpentier-menuisier de 42 ans dans le stationnement d’une épicerie de sa municipalité. Quelques minutes plus tôt, son ex-conjointe avait alerté les autorités sur les agissements du père, que nous n’identifions pas afin de protéger l’identité de la jeune victime.

«Il est arrivé chez moi ce matin-là en disant qu’il allait se barricader avec mon fils, qu’il allait y avoir du sang, des coups de feu et que je ne le reverrais plus, indique en entrevue la femme de 32 ans de Saint-Hyacinthe. Et il est parti avec notre fils.»

Madame en a la garde exclusive; le père a récemment purgé une peine de prison pour avoir été violent et menaçant envers elle. En se présentant chez son ex-conjointe, il a également enfreint une ordonnance de la cour.

Il consomme des amphétamines et de l’alcool en quantité, selon la mère, et il était intoxiqué lorsqu’il a pris l’enfant. Le bambin est heureusement sain et sauf.

«Je le laissais avoir notre fils une fin de semaine sur deux, quand il était sobre. Là, il n’était pas là du tout, et ce n’était pas la première fois.»

L’accusé aurait aussi tenu des propos inquiétants la semaine précédente.

Conditions

Son enquête pour remise en liberté doit avoir lieu mercredi au palais de justice de Saint-Hyacinthe. Selon nos informations, la Couronne, représentée par Me Sandra Bilodeau, exigera plusieurs conditions, dont un interdit de contact avec son ex-conjointe, ainsi qu’une thérapie fermée.

L’homme, qui est représenté par Me Antoine Dubreuil, fait face à des accusations d’enlèvement en contravention avec une ordonnance légale, d’harcèlement criminel et de voies de faits. Ces charges ont été déposées par voie sommaire, c’est-à-dire qu’elles sont d’une gravité moindre que si elles l’avaient été par voie criminelle.

L'accusation de voies de faits concerne des gestes posés à l’égard de la mère quelques mois avant le rapt. La femme espère de tout coeur que son ex-conjoint soit envoyée en thérapie fermée «sinon ça va recommencer dans un mois», dit la dame qui confie craindre pour sa sécurité.