Les membres de l'équipe Fenix 4947 ont développé un robot cubique pesant 130 livres et notamment muni de trois caméras.

Une option robotique à Massey-Vanier

Faisant fi de la bordée de neige qui s'abattait toujours sur la région mercredi soir, l'équipe Fenix 4947 de l'école secondaire Massey-Vanier a tout de même présenté le robot qui participera à la compétition internationale FIRST, la semaine prochaine. L'établissement scolaire de Cowansville a du même coup officialisé la création d'une option robotique, disponible à compter de l'automne prochain.
Un groupe de 1re secondaire serait d'ailleurs presque complet, tandis qu'on a bon espoir d'en former un deuxième avec les élèves des autres niveaux. 
« C'est lié à la popularité de notre activité parascolaire (l'équipe Fenix 4947). Et aussi parce que plusieurs jeunes et leurs parents nous demandaient d'offrir des cours de robotique », explique le professeur Joël Bergeron. 
À raison de deux après-midi par semaine, les élèves intéressés pourront développer leurs connaissances dans des domaines tels que l'électronique, la pneumatique et la programmation. 
Les tâches administratives et les communications touchant la robotique seront également abordées. « Nous sommes dans un domaine où on doit profiter de ce qui nous est donné. Sans commanditaires, on ne peut pas fonctionner », souligne M. Bergeron. 
En plus du défi FIRST, une autre compétition fera partie du programme. Il en coutera près de 850 $ pour inscrire un enfant à cette nouvelle option robotique. 
Par ailleurs, les représentants de Massey-Vanier ne savent pas exactement ce qu'il adviendra de Fenix 4947 en tant qu'activité parascolaire. 
Un défi en trois temps 
Mais pour l'instant, l'équipe cowansvilloise - composée d'une quarantaine de jeunes de 14 à 18 ans et d'une vingtaine de mentors bénévoles - est tournée vers le volet québécois de la compétition FIRST. Le défi se tiendra dans le cadre du Festival de robotique de Montréal, du mercredi 22 au samedi 25 mars. 
L'épreuve de cette année, développée par la NASA, consistera à « faire décoller une sorte de montgolfière numérique », indique Joël Bergeron. À l'aide d'une corde, les robots devront d'abord se hisser à une hauteur de près de quatre pieds. Ils auront ensuite à transporter des engrenages, puis des « balles de combustibles ». 
« On a décidé de se concentrer sur la corde et les engrenages plutôt que les balles, précise le professeur Bergeron. En raison du temps et des points alloués, on croit que c'est la meilleure façon de maximiser la performance de notre robot. »
Les membres de l'équipe Fenix 4947 disposaient tout juste de 45 jours afin de développer leur prototype. Ils avaient sous la main un budget total avoisinant les 20 000 $, principalement fourni par de précieux commanditaires. 
Le fruit de leur travail a donc été présenté mercredi. Il s'agit d'un robot cubique pesant 130 livres et notamment muni de trois caméras. 
« Ça fait trois ans qu'on participe et qu'on progresse à chaque fois. On espère avoir ce qu'il faut pour aller à St-Louis (dans le Missouri, pour la grande finale) », lance Joël Bergeron. « Tout le monde travaille pour s'améliorer. Mais on pense être dans le peloton- de tête. »
Réglementation oblige, le robot de Fenix 4947 a été remis sous scellé mercredi soir, et ce, jusqu'à jeudi prochain. Une fois la compétition entamée, seules des modifications mineures seront permises.
Notons que plus de 3000 équipes participent chaque année à la compétition FIRST à travers le monde.