Des inspecteurs de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail font enquête. Ils se sont rendus sur place pour tenter de faire la lumière sur les causes de la tragédie.

Un travailleur écrasé mortellement par un moteur

Un mécanicien à l'emploi de l'entreprise Allinov de Marieville a perdu la vie après qu'un moteur qu'il installait sur un convoyeur soit tombé sur lui, jeudi matin. Malgré l'intervention des secouristes, il a succombé à ses blessures.
Le travailleur âgé de 60 ans n'a eu aucune chance lorsque le moteur qu'il installait sur un convoyeur est tombé sur lui. Malgré des manoeuvres de réanimation, il a succombé à ses blessures.
L'accident s'est produit à l'extérieur de l'entreprise située sur le chemin de Saint-Césaire, qui se spécialise dans la conception, la fabrication et l'installation d'équipement industriel.
La victime, Daniel St-Pierre, s'affairait à installer un moteur sur un convoyeur lorsque la tragédie s'est produite. Pour une raison inconnue jusqu'ici, le moteur est tombé avant de s'écraser sur le mécanicien âgé de 60 ans. 
Paramédics, pompiers et policiers sont intervenus. Selon les informations obtenues par La Voix de l'Est, une grue a aidé les secouristes à soulever le moteur pour porter secours à la victime. 
« On a été appelés pour désincarcérer un travailleur, mais à notre arrivée, il était déjà dégagé, explique Robert Dubuc, directeur du Service des incendies de Marieville. On a assisté les paramédics pour les manoeuvres de réanimation. »
Originaire de Saint-Jean-sur-Richelieu, M. St-Pierre a été transporté à l'hôpital où son décès a été constaté.
L'usine fermée pour la journée
Des employés de l'entreprise ont subi un choc nerveux. Les dirigeants ont ainsi décidé de fermer l'usine pour la journée. 
Lors du passage du journal, ils s'affairaient à rencontrer les policiers et les inspecteurs de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) qui se sont rendus sur place.
Leur mandat est d'établir les causes de l'accident. Les inspecteurs ont émis sur-le-champ une interdiction d'exécuter des travaux tant que des mesures sécuritaires ne seront pas soumises à la CNESST, explique Marie-France Roulier, porte-parole à la CNESST. 
Des techniciens du service de l'identité judiciaire de la Sûreté du Québec se sont également déplacés sur les lieux de la tragédie pour épauler les inspecteurs dans leur travail. 
Les pompiers qui sont intervenus ont également été rencontrés par leur directeur au terme de leur intervention. 
« S'ils ont besoin d'aide, on demandera l'intervention du CLSC pour venir nous aider », a mentionné M. Dubuc, qui avoue avoir été secoué par la tragédie.
-Avec la collaboration de Cynthia Laflamme