Louise Côté, Jean-Marie Lachapelle, André Rainville, Normand Morin et Sylvain Hamel lors du dévoilement des résultats.

Un conseil municipal transformé à Waterloo

Les Waterlois ont dû patienter longuement, dimanche soir, avant de savoir qui allait les représenter au conseil municipal pour les quatre prochaines années. Au terme d’une chaude lutte, Jean-Marie Lachapelle a remporté la mairie, coiffant au final son plus proche adversaire, Richard Morasse.

À la tête de l’équipe Avenir Waterloo, M. Lachapelle a cumulé 51,89 % des voix, contre 42,46 % pour Richard Morasse de l’équipe La Relève. La troisième candidate en lice pour la mairie, Johanna Beaudin, a terminé avec 5,65 % des intentions de vote.

D’un calme olympien, Jean-Marie Lachapelle a rappelé qu’il était essoufflé, mais satisfait du dénouement. « On a partagé beaucoup d’idées. Il n’y a pas eu de salissage. Ç’a été une belle campagne. »

Le fait que les candidats des deux équipes étaient bien connus de la population explique, dit-il, le coude-à-coude qui a défini plusieurs luttes dans les districts. « On aurait aimé être tous élus à Avenir Waterloo, mais on s’y attendait. »

M. Lachapelle entamera donc son mandat avec quatre membres de son équipe : Louise Côté, Normand­ Morin, André Rainville et Sylvain Hamel. 

Élus sous la bannière de l’équipe La Relève, Robert Auclair et Pierre Brien les rejoindront à la table du conseil. Tous ces nouveaux venus viendront transformer de bout en bout le portrait politique de Waterloo.

Jean-Marie Lachapelle et les conseillers devront rapidement s’atteler à la tâche, notamment en ce qui a trait au budget 2018. En rappelant que la ville « va mieux qu’elle allait », M. Lachapelle a semblé très conscient du travail qui l’attend. « On va passer à travers », a-t-il lancé.

Morasse déçu

Richard Morasse, de son côté, s’est montré bon joueur devant la défaite. « Je suis très déçu, mais je respecte le choix des électeurs. Ils ont orienté ma vie ; je vais redevenir simple citoyen et je vais travailler sur mon plan de retraite, a-t-il confié mi-figue mi-raisin. J’ai compris le message. »

Invité à expliquer sa déconvenue, M. Morasse a rappelé que la campagne avait été bien tranquille, sans grand éclat. « Les gens nous ont laissé croire... Notre pointage ne reflète pas le résultat. Mais je l’accepte. On va se relever ! »

Il s’est néanmoins réjoui que deux membres de son équipe aient trouvé leur place au sein du conseil, en disant espérer que l’équipe Lachapelle acceptera de travailler en toute collégialité avec eux. 

Quant à la troisième candidate à la mairie, Johanna Beaudin, elle a tenu à féliciter le gagnant et à remercier ses votants. « J’ai eu le courage de mes convictions, je suis gagnante sur toute la ligne, car il n’y a pas le quart des gens qui oserait se présenter. Je peux marcher fièrement la tête haute. Pour moi, ce fut une très belle expérience », a-t-elle commenté.

Interminable attente

On pouvait compter sur les doigts d’une main, dimanche, les citoyens qui étaient présents à l’hôtel de ville pour suivre le déroulement de la soirée électorale. Parmi eux, le maire sortant, Pascal Russell, a attendu patiemment sur place, de la fermeture des bureaux de vote jusqu’au dévoilement tardif des résultats. 

Au fil des heures, les citoyens et les représentants des médias n’ont eu accès à aucune donnée préliminaire. Ce n’est que passé 23 h que la salle du conseil s’est brièvement animée, lorsque des gagnants et leurs proches s’y sont pointés pour confirmer officiellement leur victoire. 

Le directeur général de la municipalité et président d’élection, Louis Verhoef, a expliqué ainsi les retards dans le décompte du vote : « Le nombre de bulletins ne balançait pas. À deux tables de scrutin, on a dû rouvrir des enveloppes et recompter. »

Sur les 3552 électeurs inscrits à Waterloo, 52,5 % se sont déplacés pour exercer leur droit de vote.