Josée Ménard et sa fille Annabelle, Catherine Demers et Daniel Hubert faisaient équipe à Waterloo, samedi.

Un bénévolat festif à Waterloo

« Ça doit être le bénévolat le plus festif que je connaisse ! C’est comme le coup d’envoi de la période de Noël. » Catherine Demers est devenue une habituée de la guignolée et a entraîné dans son sillage plusieurs autres qui reviennent année après année.

D’abord impliquée à Waterloo­ comme adjointe du député caquiste François Bonnardel, elle a continué à passer de porte en porte. Et cela, même si le territoire a été redéfini et que Waterloo ne fait plus partie aujourd’hui de la circonscription de Granby.

C’est l’organisateur de la Guignolée des Chevaliers de Colomb de Waterloo, Raymond Fontaine, qui l’a rappelée, à l’époque, pour lui demander de revenir. La dame n’a pas hésité.

« Faire la guignolée, c’est vraiment le fun, dit-elle. Les gens sont contents de te voir, ils sont contents de donner, c’est festif. C’est une ambiance particulière. J’ai sollicité mes amis qui font partie de l’exécutif de Brome-Missisquoi l’an dernier et ils sont venus à Waterloo. Ils ont trouvé ça tellement le fun qu’ils ont décidé de s’éparpiller un peu partout dans la région. »

À Waterloo, Saint-Joachim, Shefford et Warden, la guignolée se tenait samedi. Les denrées amassées prenaient la direction du sous-sol de l’église Saint-­Bernardin pour le tri. 

Catherine Demers et son amie Josée Ménard, aussi présidente du comité d’action local de Brome-Missisquoi, s’étaient vu attribuer une route dans un secteur plutôt pauvre de Waterloo et « les gens sont généreux quand même ! On a été obligées d’aller vider l’auto et revenir, tellement on avait de denrées. Et on a dû ramasser une centaine de dollars en argent [dans ce secteur]. »

De mère en fille

Mme Ménard a été initiée à la Guignolée de Waterloo l’an dernier. Cette année, elle a initié sa fille de 13 ans. « Elle est assez grande maintenant pour pouvoir m’accompagner et pour pouvoir offrir ses deux bras et ses deux jambes pour permettre aux gens plus démunis de recevoir, souligne Mme Ménard. C’est ça, Noël : c’est faire en sorte que tout le monde soit heureux pendant le temps des Fêtes. »

La transmission des valeurs, comme celle de l’entraide, se fait lors de ces occasions, selon la mère de famille. « On ne se cachera pas qu’à 13 ans on a envie de rester couché le matin, surtout la fin de semaine, avoue-t-elle. Mais quand elle est arrivée là-bas, elle a vu d’autres enfants de son âge s’impliquer et elle s’est aperçue de l’ampleur que ça avait. C’est multi­générationnel. Je pense qu’elle a réalisé le bien qu’elle pouvait faire dans la vie des gens. »

Depuis 1990

Raymond Fontaine organise la Guignolée de Waterloo depuis 1990.

« D’année en année, j’agrandis mon territoire, explique-t-il, en se souvenant des débuts. Dans les premières années, on avait seulement Waterloo. Après ça, j’ai annexé Warden, puis Shefford et Saint-Joachim-de-Shefford. »

Au fil des ans, il observe que la générosité des gens est toujours au rendez-vous. Samedi, la cueillette a été imposante et, croit-il, équivalente à l’an dernier.

Les paniers seront distribués par les Chevaliers de Colomb le 16 décembre. Le reste des denrées sera géré par le Centre d’action­ bénévole de Waterloo.