L’usine bromontoise spécialisée dans la fabrication de pièces de moteur d’avion dédiées au domaine commercial et militaire ne devrait pas faire les frais de la restructuration.

Restructuration chez GE : l'usine de Bromont épargnée

Alors que le géant américain General Electric (GE) amorce l’une des plus importantes restructurations de son histoire, sa division aviation, à laquelle est rattachée son usine bromontoise, ne semble pas concernée pour le moment.

« On a de la chance d’être dans la bonne business, dans le bon créneau », a indiqué Johanne Jolicoeur­, partenaire d’affaires aux ressources humaines chez GE Aviation, à Bromont.

Au dire de la porte-parole, l’usine bromontoise spécialisée dans la fabrication de pièces de moteurs d’avions dédiées aux domaines commercial et militaire ne devrait pas faire les frais de la restructuration. « Il ne devrait pas y avoir d’impact au niveau des opérations manufacturières­ », fait-elle savoir. 

Les quelque 800 employés seraient donc épargnés par le plan de restructuration annoncé lundi par la haute direction de la multinationale américaine, qui souhaite se sortir de sa situation financière critique. La capitalisation boursière du géant industriel a en effet perdu plus de 100 milliards de dollars en moins d’un an.

GE cherchera, entre autres, à réduire sa taille et à se concentrer sur ses divisions aéronautique, santé et énergétique. L’entreprise a déjà annoncé son intention de fermer ses centres de recherche et développement de Shanghai, de Rio de Janeiro et de Munich. Ceux de New York et de Bangalore, en Inde, échappent au couperet.

Bien qu’elle soit épargnée à l’heure actuelle, l’usine de Bromont devra s’assurer de contribuer à l’essor de l’entreprise pour assurer la suite des choses. « Il faut continuer à focuser [ce sur] quoi on a du contrôle. Il faut demeurer compétitifs­ », a déclaré Mme Jolicoeur.

— Avec la collaboration de La Presse canadienne