Le projet commercial estimé à quatre millions de dollars est conditionnel à un changement de zonage qui permettrait l’ajout d’une station-service dans le secteur nord de la route 112.

Projet commercial: Saint-Césaire ira en référendum

Placé à la croisée des chemins par les citoyens, le conseil de Saint-Césaire ira de l’avant avec un référendum à propos de l’important projet commercial qui pourrait voir le jour, rue Principale.

La question avait été mise sur la glace le temps de laisser passer l’élection municipale. 

Rappelons que lors de sa tenue, le 24 août dernier, le registre avait recueilli suffisamment de signatures pour forcer la municipalité à reculer sur le changement de zonage nécessaire pour permettre la concrétisation du projet, ou bien à procéder par référendum.

C’est donc cette deuxième option que retiennent les élus césairois, qui souhaitent aller au fond des choses. 

« [Avec le référendum], le promoteur va pouvoir savoir s’il peut faire son projet ou pas », a indiqué le maire Guy Benjamin.

Le projet commercial estimé à quatre millions de dollars est conditionnel à un changement de zonage qui permettrait l’ajout d’une station-service dans le secteur nord de la route 112. 

Celle-ci serait construite là où se trouve actuellement l’ancienne succursale de la Société des alcools du Québec, qui serait démolie aux fins du projet. 

En vertu du même projet, l’épicerie Super C serait agrandie. La succursale de la Banque Nationale, adjacente à l’endroit, diminuerait pour sa part de superficie. 

Un magasin grande surface se joindrait aussi au projet, mais la bannière en question n’a pas encore été dévoilée.


«Une autre station-service, ce n’est peut-être pas ce dont on a besoin, mais il va se greffer autre chose [au projet]. Ça permettrait de développer ce secteur-là.»
Guy Benjamin, maire de Saint-Césaire

Réserves

Plusieurs citoyens avaient exprimé des réserves quant à la possibilité d’accueillir une quatrième station-service sur un tronçon d’environ deux kilomètres de la 112, surtout parce que certaines ont fait faillite au cours des dernières années. 

Ils avaient fait valoir que plusieurs autres types de projets commerciaux pourraient être plus avantageux pour la municipalité en lieu et place de celui-ci.

« Une autre station-service, ce n’est peut-être pas ce dont on a besoin, a reconnu M. Benjamin, mais il va se greffer autre chose [au projet]. Ça permettrait de développer ce secteur-là, ça amènerait de l’eau au moulin et ça amènerait des sous dans les coffres de la municipalité. Si on laissait passer quelque chose comme ça, ça enverrait un mauvais message. »

La date du référendum devrait être annoncée lors de la séance régulière du conseil de décembre. Comme une campagne de 40 jours est prévue selon la loi, le vote devrait prendre place dans le premier trimestre de 2018.

À ce moment-là, ce sera au promoteur de bien vendre son projet, a déclaré le conseiller Denis Chagnon. 

« Les retombées [du projet] seraient pour toute la ville. Si on veut diminuer les taxes, il faut laisser entrer des gens qui vont nous permettre de le faire », a-t-il poursuivi.