L’activité s’adresse principalement aux pompiers, mais les élus ont décidé de l’ouvrir aux intervenants d’urgence, premiers répondants, paramédicaux et policiers.

Prévenir le stress aigu et le choc post-traumatique

Les intervenants de l’urgence sont susceptibles d’être exposés au stress opérationnel et au choc post-traumatique. Afin de prévenir et surtout de mieux identifier les signes et les symptômes qui s’y rattachent, une conférence où la prévention et la sensibilisation seront au premier plan leur sera présentée ce jeudi à Cowansville.

Qu’est-ce qu’un choc post-­traumatique ? Quels en sont les éléments déclencheurs ? Quels sont les signes et les symptômes ressentis qui sont perceptibles par l’entourage d’un intervenant ? 

Ce sont là quelques-unes des questions auxquelles répondra la conférencière Isabelle Loignon, pompière et première répondante qui offre une formation sur le sujet aux intervenants d’urgence.

« Je suis une fille de terrain et je parle aux gars de terrain, dit-elle. Je mets ça simple, en images. Ce qui fonctionne avec eux, c’est que je vulgarise. »

Prévention

Son dada ? La prévention. « [...] Le stress aigu [survient] quand on revient d’une intervention et qu’on a été choqué par l’événement, que ça nous a bouleversé, explique-t-elle. Mon idée est de sensibiliser les gens à détecter rapidement tous les signes et les microsignes. » 

L’initiative d’offrir une telle conférence émane du comité des directeurs de services des incendies de la MRC Brome-Missisquoi­. L’incendie qui a coûté la vie à un garçon de quatre ans en octobre à Dunham a conscientisé davantage les gestionnaires aux risques de choc post-traumatique chez les intervenants. 

« Non pas qu’il y ait eu un problème, mais on veut le prévenir », précise Michel Ouellette, capitaine à la prévention au Service de sécurité incendie de Cowansville.

« C’est un dossier santé, sécurité et prévention. Ce n’est pas en réaction à un événement. C’est un sujet qui est d’actualité et on sait les conséquences personnelles, familiales et professionnelles que ça peut avoir ; donc, on y va de façon préventive et proactive­ », explique M. Ouellette.

L’activité s’adresse principalement aux pompiers, mais les élus ont décidé de l’ouvrir aux intervenants d’urgence, premiers répondants, para­médicaux et policiers. L’invitation est même lancée à leurs conjoints et conjointes. « C’est vraiment une soirée de sensibilisation­ », ajoute Michel Ouellette. 

La conférence sera présentée gratuitement à l’auditorium de l’école secondaire Massey-Vanier de Cowansville, ce jeudi, à 19 h. Huit cents places sont disponibles. Le coût de la conférence est assumé par la MRC Brome-Missisquoi.

Deux groupes de 15 officiers seront également formés en gestion personnelle des risques psychotraumatiques en février prochain.