Karine McNicoll briguera les suffrages dans le district 6 en novembre.

Poursuivre le travail amorcé

Il y aura une course à deux dans Adamsville aux prochaines élections. Karine McNicoll se mesurera à Marc-Édouard Larose­ pour succéder à Sylvie Adam, qui prend une pause de la politique comme représentante des citoyens du district 6.

Karine McNicoll a fait ses premiers pas au sein de l’appareil municipal bromontois au début des années 2000. Elle faisait alors partie du comité de la famille.

L’idée de faire le saut en politique comme conseillère s’est enracinée petit à petit. Mais ce n’est que tout récemment que le déclic s’est produit. « Même si j’avais le goût de me présenter dans mon quartier, j’avais de jeunes enfants. Maintenant, les deux plus vieux sont plus à l’adolescence, alors j’ai du temps, a indiqué la mère de trois enfants. Je crois que Sylvie Adam a fait du très bon travail dans Adamsville. Je ne me serais pas présentée contre elle. Comme elle ne revient pas, ça devient une opportunité pour moi. »

Si elle obtient la faveur d’une majorité d’électeurs, la résidante de longue date du quartier compte poursuivre le travail amorcé par ses prédécesseurs. « Je ne veux plus qu’Adamsville soit considéré comme le “Bromont 2”, a-t-elle clamé. Depuis quelques années, le quartier a changé. Ça demeure comme un petit village, mais on a beaucoup plus de services. Et je veux que ça continue comme ça. »

Avouant être peu familière avec plusieurs dossiers majeurs à Bromont­, Karine McNicoll dit vouloir s’informer à propos des principaux enjeux au cours des semaines à venir. L’aspirante conseillère a néanmoins des idées arrêtées concernant quelques projets, notamment celui d’une éventuelle piscine municipale. 

« Je ne pense pas que l’investissement de plusieurs millions en vaut le coup, a-t-elle mentionné. Et surtout, étant donné la proximité [du district 6] avec Cowansville­, je ne pense pas que les gens d’Adamsville­ seraient d’accord avec la construction­ d’une piscine ». 

Elle est également ambivalente au sujet du projet de centre communautaire. « On a déjà le centre culturel [St-John] et l’aréna. On a aussi le centre de dépannage Marguerite-Dubois. Il faudrait me convaincre que ce serait utile », a-t-elle fait valoir. 

La culture à l’avant-scène

Propriétaire d’une école de musique à Granby, Karine McNicoll se dit « passionnée de culture ». Elle souhaite d’ailleurs que la brochette d’événements présentés à Bromont soit bonifiée au cours des années à venir, notamment à l’extérieur. « On a la chance d’avoir une belle ville dynamique et chaleureuse, a-t-elle dit. Il faut exploiter davantage ces qualités en proposant des spectacles de tous genres. C’est ce qui met de la vie dans une communauté. »

Elle croit par ailleurs que la concrétisation prochaine du projet de place publique, qui doit faire le lien entre la rue Shefford et le parc Germain-Désourdy, sera un « atout majeur » pour attirer plus de visiteurs­ dans le Vieux-Village. 

Karine McNicoll souhaite que la sécurité soit renforcée à l’entrée du district 6 via le chemin d’Adamsville­ notamment par l’ajout de pancartes d’arrêt. Idem en ce qui concerne le chemin Magenta.