Sylvain Mercier tentera le 5 novembre prochain de se faire élire comme conseiller municipal dans le district 8.

Pour venir en aide aux autres

Préoccupé par la situation financière des jeunes familles et de certains retraités, Sylvain Mercier souhaite se faire élire comme conseiller municipal dans le district 8 à Granby pour contribuer­ à « changer des choses ».

C’est la première fois que le propriétaire du commerce CR Électro­nique et Informatique, qui a pignon sur le boulevard Leclerc, tente de se faire élire. Il a décidé de faire le saut à la suggestion de plusieurs de ses clients, a-t-il souligné à La Voix de l’Est. Aussi, contrairement à il y a quatre ans, les candidats se font plutôt rares dans le district 8. Seul le conseiller sortant, Éric Duchesneau, est sur les rangs. 

« Je pense que ce n’est pas sain de ne pas avoir d’opposition », fait valoir M. Mercier, 55 ans et père de trois enfants. 

S’il est élu, le candidat souhaite entre autres mettre l’accent sur les logements sociaux. Ses préoccupations rejoignent celles du Groupe actions solutions pauvreté (GASP), qui a récemment réclamé une politique d’habitation municipale. « Il faut faire des changements. Il manque beaucoup de HLM à Granby. (..) Tous ont droit à un logement décent. C’est un droit international », estime M. Mercier. 

S’il n’en tient qu’à lui, l’aspirant conseiller municipal aimerait aussi qu’un « crédit de taxes » soit mis en place pour aider les jeunes familles qui ont « de plus en plus de difficulté à acheter une première maison ». Mais, vérification faite, les municipalités ne peuvent pas mettre en place des crédits de taxes sur les nouvelles constructions, affirme le directeur des finances et directeur général adjoint de la Ville, Jean-Pierre Renaud. 

Seules des subventions basées sur différents critères urbanistiques, écologiques ou de revalorisation, comme la Ville le fait déjà avec les barils de récupération d’eau de pluie et les toilettes à faible débit, peuvent être envisagées­, précise M. Renaud. 

Pas de prime

Autre cheval de bataille de Sylvain­ Mercier : il en a contre « les primes de départ », ainsi que les primes de transition. Il s’engage à les refuser, quitte à remettre la somme équivalente à des organismes communautaires. « Il y a beaucoup de travailleurs qui n’ont pas droit à ça... », note-t-il. 

Sur ce point, sa position rejoint en partie celle du candidat à la mairie Yves Bélanger, qui s’est engagé à abolir les primes de transition versées aux élus. Mais M. Mercier souligne qu’il n’en demeure pas moins un candidat indépendant, affirmant ne pas connaître M. Bélanger. 

Celui qui est né et a vécu toute sa vie dans le district 8 affirme par ailleurs que la vitesse élevée observée sur le boulevard Leclerc et la rue Bourget mérite une attention accrue des élus. « Les gens prennent ça pour une piste de course. Il faudrait peut-être qu’il y ait plus de présence policière », avance-t-il. 

Certaines rues du district ont aussi besoin de réfection, dit le candidat, bien qu’il n’en identifie aucune de façon précise. « Je sais que M. Duchesneau (le conseiller sortant) a déjà commencé à ce niveau-là. Je vais continuer, si je suis élu évidemment », dit celui qui affirme accueillir des stagiaires à son commerce pour les préparer au marché du travail. 

Sylvain Mercier veut aussi se pencher sur le déneigement aux abords des écoles primaires Saint-Luc, Saint-Joseph et Saint-André, particulièrement en ce qui a trait aux rues transversales aux principales artères, où se trouvent les établissements d’enseignement. « Il n’y a que 50 % des trottoirs qui sont déneigés. J’aimerais peut-être ramener ça plus vers 65 % », fait-il valoir. 

Particularité des opposants du district 8 : les deux travaillent dans un secteur connexe. Éric Duchesneau est propriétaire du commerce d’informatique Ordi-Plus. Sylvain Mercier affirme pour sa part se concentrer surtout sur la réparation de télévisions, même si son commerce porte le nom de CR Électronique et Informatique.