Le nouveau maire de Bromont, Louis Villeneuve, a rencontré la communauté d’affaires, mercredi soir au C2MI. Il a été question d’avenir, dans lequel prend place le Parc des sommets.

Parc des sommets: Villeneuve invite les gens d’affaires à s’impliquer

Le nouveau maire de Bromont, Louis Villeneuve, a réuni les gens d’affaires de sa municipalité pour une première rencontre et pour parler d’avenir, mercredi soir, au C2MI (Centre de Collaboration MiQro Innovation). Un élément important du portrait : le Parc des sommets qui, s’il se réalise, pourrait constituer une plaque tournante pour attirer des investisseurs, mais aussi de la main-d’œuvre à Bromont.

Le manque de main-d’œuvre est une problématique maintenant bien connue au Québec et Bromont n’y fait pas exception. M. Villeneuve a rappelé son engagement pour faciliter au maximum le développement entrepreneurial dans sa municipalité. Mais les pouvoirs d’une Ville étant limités, il souhaite que les autres paliers de gouvernements y mettent du leur.

« On veut continuer à attirer de nouveaux investisseurs à Bromont et des résidents puisque ça prend des employés pour travailler dans les entreprises. Je pense qu’on a des problèmes de ce côté-là et on va travailler à trouver des solutions, a-t-il dit. On a de nombreux atouts à Bromont pour les séduire, ces investisseurs-là. Rappelez-vous la vision de feu Roland Désourdy, qui est d’une ville où on trouvait un équilibre entre le travail et le loisir. Cinquante-trois ans plus tard, cette vision-là est toujours d’actualité. Notre ville est riche de par sa qualité, l’éventail de ses installations sportives et les activités de plein air. »

Le maire Villeneuve a notamment énuméré les 100 kilomètres de sentiers municipaux, les 41 parcs, le terrain de soccer, l’aréna et le skatepark, en passant par le centre national de cyclisme de Bromont et la montagne de ski. Il a aussi vanté la vitalité commerciale avec les boutiques et les restaurants, mais aussi la vie communautaire et l’esprit entrepreneurial.

Cadre de vie champêtre

« Nous pouvons compter sur la Société de développement économique de Bromont pour continuer de promouvoir le parc (scientifique) et effectuer le démarchage au Canada et dans le monde, renchérit le maire. À quel autre endroit une entreprise peut bénéficier d’un emplacement aussi extraordinaire pour s’établir ? Bromont bénéficie d’un mode de vie urbain dans un cadre champêtre. »

Le maire a aussi rappelé l’importance du Parc des sommets pour la municipalité, un dossier qui lui tient à cœur et qui, selon les constatations qu’il a faites lors de son porte-à-porte en période électorale, constitue une préoccupation pour la majorité de la population. 

Le projet de parc de 150 hectares prévoit que 7,25 millions seront versés à Bromont Immobilier, présidé par Charles Désourdy, pour acquérir le flanc sud du mont Brome, soit les monts Spruce et Bernard de même que le secteur du Val 8. À cela s’ajoute une série de sentiers. La somme globale à amasser s’élève à 8,25 millions, en raison des taxes de vente applicables puis de la création d’un fonds de gestion pour la protection à long terme. Si la cible est atteinte avant le 1er février 2018, l’intégralité du territoire sera convertie en parc, empêchant tout projet domiciliaire de voir le jour. Après cette date butoir, le promoteur pourrait toutefois y construire 27 demeures.

Pour attirer plus de travailleurs

M. Villeneuve a appelé les gens de la communauté d’affaires à s’impliquer dans la campagne de financement. 

« C’est un legs pour les générations à venir et nous avons besoin aussi de vos contributions à titre de citoyens corporatifs. On vous invite aussi à impliquer vos employés. On a un devoir de réaliser ce parc et c’est ensemble que nous allons y arriver. »

Grand ami de Louis Villeneuve, le comédien et entrepreneur Marcel Lebœuf a assuré l’animation de la soirée. Lui aussi croit mordicus qu’un tel parc protégé de tout développement domiciliaire pourrait attirer de nouveaux citoyens et de nouveaux travailleurs. 

« Ça va attirer du monde pour travailler dans vos business, a-t-il lancé à la communauté d’affaires, parce qu’ils vont trouver que l’environnement est agréable. »

Des appuis

Animateur de la soirée, le comédien et entrepreneur Marcel Leboeuf croit qu’un tel parc protégé de tout développement domiciliaire pourrait attirer de nouveaux citoyens et de nouveaux travailleurs.

M. Lebœuf a par ailleurs dressé un parallèle avec le développement domiciliaire sur une autre montagne des Montérégiennes, le mont Saint-Hilaire. Il a acheté il y a plus d’une dizaine d’années sa résidence à Mont-Saint-Hilaire, et un terrain où se trouvaient un vieux verger — qu’il a transformé en vignoble en milieu urbain — et une maison abandonnée, devenue sous sa gouverne un centre d’interprétation sur le peintre et poète Ozias Leduc. Son vignoble, a-t-il expliqué avec fougue, est menacé par le développement domiciliaire intensif.

Le comédien a à cœur les forêts du Québec. Propriétaire de terres à bois, il a aussi cofondé une fiducie de recherche sur la forêt des Cantons-de-l’Est. « Je comprends très bien pourquoi vous voulez protéger ce bout de terrain », ajoute-t-il, parlant de legs aux générations à venir.

Pierre Harvey, l’un des plus grands fondeurs et cyclistes canadiens, qui a embrassé la cause du projet de parc protégé avec son fils Alex, et Isabelle Charest, triple médaillée olympique en patinage de vitesse sur courte piste et chef de mission d’Équipe Canada aux Jeux olympiques hivernaux de 2018 à Pyeongchang, sont par ailleurs venus témoigner de leur amour de la forêt à protéger et réitérer leur appui.