Dans ses priorités, le candidat à la mairie de Brigham Steven Neil identifie la nécessité pour Brigham de vivre selon ses moyens et d’éviter l’endettement.

Neil propose une gestion d’ensemble

La municipalité de Brigham n’est pas homogène. Elle est composée de plusieurs secteurs différents, signale Steven­ Neil. Le candidat à la mairie propose de les gérer dans leur ensemble.

« On a le village, on a les quartiers Guy et Fortin-Decelles. On a des rangs. C’est fragmenté. On ne peut changer la géographie de notre municipalité. On doit la comprendre pour administrer le mieux possible en tenant compte de tout le monde. Ce n’est pas facile. Ça prend une vision d’ensemble », explique M. Neil qui tente de revenir à l’hôtel de ville quatre ans après l’avoir quitté.

Celui qui a été maire de 1999 à 2013 assure bien connaître sa municipalité et les attentes de ses citoyens. Ceux-ci veulent une municipalité où la quiétude règne et qui croit un peu chaque année. Rien de plus, dit-il. « C’est ce que nos gens cherchent. On n’a pas besoin que 15, 20 maisons par année soient construites. Si on peut en avoir 6 à 8 par année, ça serait parfait. C’est une bonne croissance pour une municipalité comme la nôtre », explique-t-il.

Sur ce sujet, M. Neil croit que les îlots déstructurés dans la municipalité, ces terrains qui se trouvent en zone agricole, mais où des maisons peuvent être construites, peuvent intéresser de futurs résidants. « Il y a beaucoup de demandes pour des terrains en zone verte. Il faut les faire connaître », dit-il.

Il s’engage par ailleurs à discuter avec les propriétaires de vastes terrains sur la rue des Pins, dans le secteur du village, pour connaître leurs intentions. « Il faut avoir des discussions franches avec eux pour savoir s’ils veulent les développer. Est-ce que la municipalité peut les aider ? Parlons-en et essayons de trouver des solutions avec eux. »

Moyens et endettement

Dans son programme électoral, M. Neil identifie d’emblée la nécessité pour Brigham de vivre selon ses moyens et d’éviter l’endettement. Il se dit favorable à l’arrivée d’un centre de la petite enfance. Pas question toutefois, insiste-t-il, que la municipalité s’implique financièrement dans un tel projet. « On ne peut pas demander aux citoyens de payer pour ça. C’est au gouvernement à le faire », plaide-t-il.

Il est aussi opposé à utiliser l’hôtel de ville pour le transformer en CPE. Il serait illusoire, dit-il, de louer l’édifice et d’utiliser l’argent du loyer pour que la municipalité construise un nouvel hôtel de ville. « Que va-t-on faire si le CPE ferme au bout de 10 ans ? Qui va payer l’hôtel de ville ? On sait que ça ne sera pas le Ministère. Ça va être les citoyens. »

M. Neil déplore l’amateurisme du conseil dans sa façon de préparer le projet de CPE. « On n’a jamais eu les vrais chiffres. Comment peut-on aller en emprunt sans avoir tous les chiffres, sans savoir exactement ce que ça va coûter ? Quand tu as un projet, il doit être solide, bien monté. Présenté comme ça, ce n’est pas un bon projet pour la municipalité », tranche l’aspirant maire.

M. Neil est opposé dans cette course à deux élus sortants : le maire Normand Delisle et la conseillère Danielle Cardin-Pollender.