La demande d’autorisation pour utiliser à des fins autres qu’agricoles une partie d’un lot appartenant à l’entreprise Sciures Jutras a obtenu le feu vert de la CPTAQ le 1er novembre dernier.

Le projet d’écocentre avance à Saint-Césaire

Après plusieurs mois d’attente, la MRC de Rouville a finalement obtenu l’autorisation de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) pour faire construire et opérer un de ses deux écocentres à Saint-Césaire.

La demande d’autorisation pour utiliser à des fins autres qu’agricoles une parcelle de 6503 mètres carrés sur une partie d’un lot appartenant à l’entreprise Sciures Jutras avait été transmise à la commission en décembre 2016. Celle-ci a rendu une décision favorable à la requête le 1er novembre dernier.

Le fait qu’aucun autre terrain ne puisse accueillir l’infrastructure et que le lieu choisi « engendrerait les moindres impacts sur l’agriculture, tout en optimisant la dimension sociale, environ­nementale et économique du projet », ont pesé dans la balance.

La MRC avait également fait valoir qu’un refus de la CPTAQ compromettrait grandement le projet, qui vise à répondre aux orientations de la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles.

La municipalité régionale de comté a également pu compter sur l’appui de la Fédération de l’Union des producteurs agricoles de la Montérégie, qui a reconnu que le terrain choisi était celui où les impacts de l’exploitation d’un écocentre seraient les moins importants, d’autant plus que d’autres usages y avaient préalablement­ été autorisés.

Sur la glace

« C’est une bonne nouvelle, reconnaît la directrice générale adjointe de la MRC, Anne-Marie Dion. Mais malgré cela, on ne part pas demain en appel d’offres. »

C’est que la MRC attend toujours une autre autorisation, cette fois concernant le site de son deuxième écocentre, qui serait situé sur la route 227, à Marieville, non loin de l’intersection­ avec la route 112. 

Sans un second feu vert, le projet demeure sur la glace, a fait savoir Mme Dion. « On traite le dossier dans son ensemble, précise-t-elle. On ne sait pas du tout ce qui va se passer. Tant que la décision de la CPTAQ n’est pas sortie, le conseil des maires ne se penchera pas sur le dossier. »

Une première demande concernant le lot en question avait été déposée à la fin d’août 2016. Le 2 mars dernier, la commission avait fait parvenir une orientation préliminaire défavorable à ce sujet. 

La MRC avait alors réclamé une audience pour faire valoir son point de vue devant le tribunal administratif dans l’optique de faire renverser cette décision.

Le tout a eu lieu le 10 août dernier. À ce moment, le commissaire responsable du dossier s’est engagé à transmettre une réponse à la demanderesse, qu’elle soit positive ou négative, d’ici la fin de l’automne. « Ça nous laisse jusqu’au 20 décembre », illustre la directrice générale adjointe.

Rappelons qu’en 2012, le conseil des maires avait adopté la recommandation de construire deux écocentres plutôt qu’un seul afin de mieux desservir la population. Sept scénarios avaient été préalablement étudiés par la firme NI environnement, à qui la MRC avait confié le mandat de gestion des appels d’offres pour la construction des deux écocentres, de même que pour la gestion des infrastructures­ de recyclage.

À l’époque, on prévoyait que la construction serait achevée avant la fin de 2014. Or, la quête de terrains s’est avérée plus difficile que prévu, reportant à l’an dernier le choix de l’emplacement­ des futurs écocentres.

Les délais engendrés par la CPTAQ ne mettent pas en péril les ententes à survenir entre la MRC et les propriétaires des terrains convoités, mais retarderont le début de la construction des édifices.

Rappelons que pour limiter les retards, la MRC avait mandaté ce printemps un consultant pour préparer différents scénarios d’aménagement. Ce faisant, advenant l’approbation de CPTAQ, il sera possible de procéder immédiatement aux appels d’offres pour faire réaliser les plans et devis des écocentres.