La Ville de Cowansville doit consulter ses citoyens sur sa politique de contrôle de la dette, soutient la conseillère Corinne Labbé.

Labbé souhaite une consultation publique

La mise en place d'une politique de contrôle de la dette à la Ville de Cowansville doit être précédée d'une consultation publique, soutient Corinne Labbé.
La conseillère croit que les citoyens doivent avoir leur mot à dire avant que le conseil n'adopte une telle politique. « On ne peut pas faire ça en vase clos. Les gens ont le droit de dire ce qu'ils pensent. C'est un sujet trop important pour ne pas qu'on les consulte. »
En point de presse mercredi, la conseillère Sylvie Beauregard, accompagnée de ses quatre autres collègues, a révélé que la Ville avait une politique de contrôle de la dette depuis septembre 2015. Celle-ci n'avait cependant pas été officiellement adoptée lors d'une séance publique du conseil, avait-elle reconnu.
Une consultation, pense Mme Labbé­, permettrait aux citoyens de déterminer sur quels paramètres la politique devrait être construite. « Quel serait le niveau d'endettement acceptable ? Se donne-t-on un plafond annuel d'emprunt ? À quel rythme doit-on dépenser ? À quel rythme doit-on rembourser la dette ? Il faut parler de tout ça. »
Mme Labbé s'inquiète de la dette de 32,7 millions de dollars que les citoyens devront assumer à la fin de 2017 si tous les chantiers prévus dans le programme triennal d'investissements sont réalisés. D'où la pertinence pour la Ville de miser sur une politique de contrôle de la dette, réitère la représentante du quartier de Ruiter.
En entrevue vendredi, Mme Labbé­ s'est dite étonnée d'être prise à partie par les autres membres du conseil municipal en raison de sa prise de position à l'égard de la gestion de la dette. « C'est comme si je suis devenue l'opposition officielle. Si c'est comme ça, je vais continuer d'assumer ce rôle et (poser) des questions. »
Plan directeur
Outre le fait que la Ville n'a pas officiellement de politique de contrôle de la dette, Mme Labbé­ souligne que l'administration municipale n'a pas non plus encore actualisé son plan directeur. Le document, qui dresse l'état des infrastructures et la liste des travaux à mener, date de 2011, fait-elle remarquer. Il doit être revu tous les cinq ans. Elle craint que cela ne nuise aux travaux prévus dans la nouvelle année.
La révision du plan directeur est en voie d'être complétée, assure Claude Lalonde, directeur général de la Ville. La firme WSP collige de nouvelles données sur les réseaux d'aqueduc et d'égout. Elle attend aussi des informations de la Ville sur son réseau routier pour mettre à jour le plan directeur, a expliqué le premier fonctionnaire. « On devrait avoir notre nouveau plan d'ici la fin du mois de février », a-t-il dit.
Le dépôt tardif du plan actualisé n'entraînera aucune conséquence sur les travaux à venir en 2017, assure M. Lalonde. Les plus gros projets concernés ont déjà été identifiés comme étant admissibles par le ministère des Affaires municipales, dit-il.
Pour les autres, la Ville mettra les informations envoyées au ministère à jour une fois le plan reçu. « Ce n'est pas un problème. Les gens au ministère connaissent déjà ces projets », a-t-il indiqué.