Johanna Beaudin, Jean-Marie Lachapelle et Richard Morasse se font la lutte pour la mairie de Waterloo.

Intéressante bataille à Waterloo

Les Waterlois auront eu droit à une campagne électorale animée. Entre deux solides équipes et une candidate indépendante, le vote risque d’être partagé, ce dimanche. Les trois aspirants à la mairie font le point.

Premier à avoir annoncé ses intentions et ses couleurs, Richard Morasse dit avoir mené sa campagne tambour battant. Avec ses six candidats conseillers de l’équipe La Relève, l’homme a voulu ratisser large et convaincre les gens qu’il a beaucoup à leur offrir. « Il faut relancer la ville, aller la vendre ailleurs. Je veux brasser les choses. Je suis un gars de développement d’affaires et il n’y a rien d’impossible pour moi », affirme M. Morasse.

En s’entourant de personnalités locales « engagées, qui connaissent la ville par cœur et qui sont là pour les bonnes raisons », ce dernier croit avoir convaincu bien des résidants de la pertinence de sa candidature et de ses projets. 

Parmi sa longue liste de priorités, il cible entre autres la création d’emplois dans le parc industriel autoroutier, la relance du centre-ville en bâtissant un nouveau complexe commercial à la place de vieux bâtiments et en implantant un marché public, ainsi que le réaménagement du secteur du bureau de poste, dont la nouvelle configuration ne semble pas faire l’unanimité. 

M. Morasse compte également dynamiser le conseil municipal et les assemblées en informant davantage les citoyens qui, dit-il, auront plus de place pour s’exprimer. « Je veux apporter de l’énergie. »

S’il est élu, confie-t-il, ce sera pour lui une double victoire. « Des gens m’étiquettent “lac Waterloo”, alors que j’ai fait bien plus que cela : la nouvelle cour de l’école L’Orée des Cantons­, le terrain de baseball et le club d’aviron­, notamment, le prouvent. »

Convaincu d’avoir agréablement surpris les électeurs, il attend maintenant le 5 novembre avec optimisme. « Dans ma tête, c’est fait. »

Positifs

Soirées d’information dif­fusées sur Facebook, porte-à-porte intensif, programme électoral envoyé par la poste... Jean-Marie Lachapelle a l’impression que lui et son équipe Avenir Waterloo ont fait tout ce qu’il fallait pour rejoindre la population.

« Si on se fie à ce qu’on a senti ces dernières semaines, ça va bien aller. On est positifs », affirme-t-il.

M. Lachapelle ne cache pas que sa formation suit les traces du maire sortant Pascal Russell­. « C’est un peu vrai. On veut notamment poursuivre la revitalisation du centre-ville et le développement du parc industriel autoroutier. Tout cela génère de l’activité économique et de la vitalité pour Waterloo. »

Jean-Marie Lachapelle mentionne également son intention de maintenir l’aide aux organismes communautaires. Financièrement, l’aspirant maire assure que le taux de taxation restera le même en 2018. « Mais on aura un nouveau rôle d’évaluation en 2019 ; il faudra s’ajuster. »

Il rappelle que certaines dépenses, comme la réfection des infrastructures, sont inévitables, mais constituent davantage des investissements dans la qualité de vie des citoyens.

Selon lui, la majorité des Waterlois rencontrés durant la campagne électorale sont satisfaits de leur municipalité. Il a d’ailleurs été ravi de voir autant de jeunes familles venues s’y établir.

Vantant la force de son équipe — « des gens compétents provenant de tous azimuts » —, et son expérience au sein du conseil municipal, M. Lachapelle­ a confiance de voir Avenir Waterloo­ remporter la victoire en bloc dimanche prochain. 

Les gens à cœur

Après avoir cogné aux portes et visité des commerces de la ville, la candidate indépendante Johanna Beaudin laisse pour sa part entendre que ses concitoyens sont heureux de voir « quelqu’un qui a à cœur les gens ». « Je travaille avec le monde. Ils sont mes yeux ; je serai leurs oreilles. »

Si elle l’emporte, elle appuiera notamment les commerçants, stabilisera les taxes, réduira l’endettement et accroîtra le suivi dans le dossier du Centre de santé­ Courville, rappelle-t-elle.

« La première chose que je ferai, c’est prendre le pouls des dossiers. Il faut que je les vérifie avant de prendre des engagements. »

Mme Beaudin se décrit comme une personne déterminée qui veut aller au bout de cette aventure. « Je ne veux pas me dire “j’aurais donc dû”. »