Le nouvel autobus scolaire de l’entreprise roule au propane, une source énergétique moins polluante que le diesel et plus économique, explique Sylvain Lemaire, propriétaire des Autobus Le Parcours.

Du diesel au propane

Les Autobus Le Parcours amorcent un virage vert. L’entreprise de Saint-Alphonse-de-Granby transformera progressivement sa flotte de véhicules fonctionnant au diesel au profit du propane.

La compagnie a pris récemment livraison d’un autobus scolaire qui roule au propane. Une première dans la région, dit fièrement son propriétaire, Sylvain Lemaire. « C’est un gros investissement. Mais on le fait pour poser un geste pour l’environnement-. On est rendus- là. »

Le nouveau véhicule a coûté 118 000 $. Un autobus avec un moteur diesel se détaille environ 108 000 $, souligne M. Lemaire. « C’est une bonne différence de prix. Mais on va récupérer notre investissement avec l’économie de carburant », explique-t-il.

Le diesel se vend environ 1,08 $ le litre, contre 50 ¢ pour le propane. Des économies importantes découleront du choix de recourir au propane, dit Sylvain Lemaire. 

Les réservoirs des autobus scolaires standards ont une capacité de 230 litres, ce qui permet au véhicule de rouler 600 kilomètres. Faire le plein de diesel coûte environ 250 $. Ça représente entre 35 et 38 litres aux 100 kilomètres. Pour les autobus qui carburent au propane-, la facture- est de 115 $.

Polluants atmosphériques

Le gain est également environnemental, renchérit l’homme d’affaires, les émanations de propane étant beaucoup moins élevées et surtout moins dangereuses pour la santé. Les moteurs au diesel des autobus constituent une « importante source de polluants atmosphériques qui ont été reliés à divers effets sévères et chroniques sur la santé, dont les troubles respiratoires, les maladies cardiaques et les décès prématurés », rapporte Environnement Canada. Ces moteurs rejettent « d’importantes quantités » d’oxydes d’azotes, de particules, de dioxyde de soufre, de sulfates, de monoxyde de carbone (CO) et de composés organiques volatils (COV), lit-on dans un document de l’agence fédérale.

La flotte d’autobus de l’entreprise compte en tout neuf véhicules. M. Lemaire entend les remplacer au fur et à mesure par des véhicules- au propane. 

Il a considéré la technologie électrique-. Trop cher, selon lui. 

« On parle d’autobus de 200 000 $. On doit remplacer nos autobus tous les 12 ans. Même avec la subvention de 30 000 $, ce n’est pas rentable », conclut-il.