C’est au cours de la période de questions du public que les échanges ont été plus houleux entre Eutiquio Alvarez et Patrick Leblond.

Débat entre les candidats à la mairie de Stukely-Sud

Les deux candidats à la mairie de Stukely-Sud ont croisé le fer, mercredi soir, lors d’une soirée d’échanges organisée au Centre culturel St-Matthew.

Le maire sortant, Eutiquio Alvarez­, a eu à défendre son court bilan. Il a rappelé qu’il s’est porté à la succession de Gérald Allaire en raison des frustrations qui minaient l’ambiance de la municipalité. Il a fait valoir sa connaissance de la loi et sa « gouvernance rigoureuse des finances de la municipalité ».

Le maire sortant compte geler le taux de taxes, voire l’évaluation foncière des propriétés, et contrôler les dépenses pour alléger le fardeau fiscal de ses concitoyens. Il prévoit également mettre sur pied une politique de gestion des chemins, poursuivre le travail sur la politique familiale et des aînés, et œuvrer à la préservation des milieux humides de la municipalité. Un projet de marché public est aussi dans les cartons.

Son adversaire Patrick Leblond a pour sa part mis de l’avant sa formation en administration et son expérience dans le redressement d’entreprises pour convaincre l’assistance de son aptitude à « changer la dynamique qui existe » à l’hôtel de ville. 

Plutôt que de hausser des taxes, le candidat mise sur l’arrivée de nouveaux résidents pour augmenter les revenus de Stukely-Sud, objectif qu’il atteindra en améliorant l’offre de services aux citoyens, notamment par des ententes intermunicipales avec les localités limitrophes. Il envisage aussi de remettre à jour le plan stratégique élaboré, puis mis de côté, par la municipalité il y a quelques années.

En ce qui a trait aux chemins municipaux, M. Leblond souligne qu’une meilleure planification évitera bien des frustrations. « Il ne faut pas que l’ensemble du budget passe dans des imprévus. Une gestion de pompiers, (...) ce n’est pas solide », dit-il.

Questions du public

C’est au cours de la période de questions du public que les échanges ont été plus houleux.

À une citoyenne réclamant une connexion Internet à haute vitesse, le maire Alvarez a indiqué que toutes ses démarches s’étaient jusqu’ici avérées vaines, mais qu’il comptait revenir à la charge auprès des gouvernements pour financer l’instal­lation de la fibre optique. D’autres techno­logies sont toutefois envisageables, et à meilleur coût, a nuancé M. Leblond.

Les candidats ont eu maille à partir à propos de l’arrêt-maladie de la directrice générale Louisette Tremblay, absente depuis avril. Si M. Alvarez a martelé que la loi ne permettait pas à la municipalité de se mêler du dossier, de nature privée, a-t-il rappelé, M. Leblond estime que comme employeur, la Ville n’a pas à demeurer immobile et peut « faire bouger » des choses.

Sur la question de la vitesse dans certains quartiers et du camionnage, M. Alvarez a annoncé vouloir abaisser les limites de vitesse sur toutes les routes municipales. L’embauche d’une police privée pour épingler les contrevenants est envisageable, a-t-il souligné.

Son opposant s’est montré sceptique sur ces mesures. « Il ne faut pas être naïf », a rétorqué M. Leblond, qui propose également d’utiliser les redevances issues des activités de la carrière pour investir dans la voirie.

La parole aux candidats conseillers

Les quatre candidats aux postes de conseillers ont également pu se présenter et faire valoir leurs idées.

Denis Garneau affronte Véronique­ Stock au siège #1, tandis que Carlos Medeiros et Charles-Édouard Lavallée se disputent le poste #2.

Les six candidats se sont engagés à améliorer la transparence de l’administration municipale, notamment via le journal municipal.

Deux des quatre élus sans opposition, Julie Royer et Patrick Binckly, ont également pris la parole pour se présenter. Les conseillers réélus, Céline Delorme-Picken et Charles L’Heureux-Riel, n’étaient pas présents à la soirée, à laquelle près d’une soixantaine de Dilligents ont assisté.