Candidate comme conseillère dans le district 5, Lynda Graham était présente au marché public de Sutton samedi matin afin de rencontrer les citoyens.

De l’Angleterre à l’hôtel de ville de Sutton?

Originaire de Bristol en Angleterre, Lynda Graham s’est installée à Sutton au début des années 2000. Dix ans après avoir obtenu sa citoyenneté canadienne, elle tente maintenant de se faire élire comme conseillère municipale.

« Je pense pouvoir être une bonne représentante pour mon district (le 5) », affirme la principale intéressée, qui était venue rencontrer les citoyens, samedi matin, au marché­ public de Sutton. 

« (…) Je suis première répondante depuis six ans. Je siège au conseil d’administration pour Héritage Sutton­, notre société d’histoire. Au fil des années, je me suis impliquée pas mal dans toutes sortes d’activités à Sutton. »

Séduite par la région lors d’un voyage de ski, Mme Graham a décidé de s’y installer deux ans plus tard. « Quel bonheur ! J’adore cette municipalité et la vie ici. On est vraiment une belle communauté. C’est extraordinaire », lance la propriétaire­ du gîte Vert Le Mont. 

« J’ai habité en plein centre de Londres. Entre une très grande ville et un petit village, entre l’anglais et le français, c’est toute une différence. »

Inspirée par les mouvements Demain Sutton Autrement et Des mères pour Sutton, bien qu’elle n’ait pas d’enfants, la femme de 61 ans a décidé de se lancer en politique municipale. 

Si elle est élue, Lynda Graham compte d’ailleurs faire de la participation citoyenne l’une de ses priorités. « J’ai l’intention d’avoir des rencontres sectorielles tous les trois mois pour avoir un échange de points de vue, d’informations. Pour partager avec les gens ce qui se passe à la mairie dans le moment. Pour vraiment être à l’écoute de leurs besoins », mentionne-t-elle.

Détentrice d’une maîtrise en administration des affaires, Mme Graham s’est également dite encouragée par le fait que les résidents de Sutton auront, pour une première fois, l’occasion d’élire directement le représentant de leur district. Et selon elle, les enjeux du 5 — qui correspond à la partie est du noyau villageois — peuvent s’appliquer à l’ensemble de la ville. 

« Il faut penser à l’avenir. (…) Pour amener des jeunes familles et des travailleurs autonomes, on doit être capables de fournir les ressources nécessaires comme il faut. Surtout l’eau, qui est très précieuse », estime celle qui croisera le fer avec Nathalie Bédard dans le district 5. 

Mme Graham estime par ailleurs que Sutton gagnerait à diversifier son offre touristique. Le tout passerait notamment par un meilleur accès à Internet haute vitesse. 

Entièrement indépendants

Lynda Graham était présente au marché public en compagnie d’une demi-douzaine de candidats indépendants issus du mouvement Demain Sutton Autrement. S’ils ne forment pas une équipe en tant que telle, ceux-ci partagent néanmoins des valeurs communes.

« On veut faire de la politique autrement, avec plus de participation citoyenne et de transparence », confirme Daniel Martin, qui briguera les suffrages dans le district 1. 

Ce dernier en a notamment contre la décision de changer, unilatéralement selon lui, le mode de scrutin. M. Martin estime que la population aurait dû être consultée dans ce processus. 

De son côté, Lynda Graham dit partager certaines affinités avec l’aspirant maire Michel Lafrance. Elle tient toutefois à se présenter comme une candidate indépendante­ à 100 %. 

« On ne veut pas suivre une ligne de parti, affirme-t-elle. On veut être à l’écoute des citoyens de notre district et voter selon notre conscience. »

Rappelons que l’équipe Alliance Sutton, qui inclut notamment l’actuel maire Louis Dandenault ainsi que quatre conseillers sortants, présentera un candidat pour chacun des sept districts.