À la suite de l’incendie qui a coûté la vie à un père de famille et à son fils de six ans, des peluches et des messages d’amour ont été déposés sur les lieux du sinistre.

De la bonté après le drame de Saint-Théodore-d’Acton

La communauté de Saint-Théodore-d’Acton, où un père de famille et son fils de six ans ont perdu la vie dans un incendie, demeure ébranlée par la tragédie. Le drame a aussi soudé les citoyens de la petite municipalité, donnant ainsi naissance­ à une vague de bonté.

« Toutes nos pensées sont avec les victimes. Il s’agit d’un événement tragique que peu de mots peuvent décrire. Notre petite communauté vient de subir une lourde perte. J’ai également une pensée pour les enfants qui fréquentaient le petit Raphaël », a laissé tomber le maire Guy Bond, mardi, lors d’un point de presse.

Le premier magistrat et le directeur du Service des incendies d’Acton­ Vale et St-Théodore-­d’Acton, Joël Perron, ont offert leurs condoléances à la famille, notamment à la maman et à son fils aîné qui a été sauvé in extremis par des voisins.

« Merci à tous les intervenants pour leur travail effectué lors de l’opération. Policiers, ambulanciers, employés municipaux et tout spécialement [les pompiers] qui ont dû travailler dans des conditions difficiles. Soulignons le courage des citoyens qui se sont portés à la rescousse et qui ont aidé au sauvetage du petit Miguel », a mentionné le maire. 

Le directeur du Service des incendies d’Acton Vale et Saint-Théodore-d’Acton, Joël Perron, et le maire de Saint-Théodore-d’Acton, Guy Bond.

Intervention émotive

Rappelons qu’un incendie a éclaté peu avant 10 h vendredi matin dans la maison située au cœur de la municipalité. Le père de famille, François Arpin, avait réussi à évacuer la propriété, mais il est retourné à l’intérieur dans l’espoir de secourir ses deux fils. Il n’en est jamais ressorti. Pas plus que le petit Raphaël, âgé de six ans. 

Trente-cinq pompiers d’Acton Vale, Upton, Saint-Nazaire-d’Acton et Wickham ont combattu le brasier. Une intervention difficile pour les secouristes. « Je veux féliciter nos équipes sur le terrain, car c’était une intervention difficile émotivement, mais ils ont gardé le cap pour bien effectuer les tâches demandées par le poste de commandement », indique le directeur Perron. 

Un débriefing a d’ailleurs eu lieu en présence des pompiers qui ont participé à l’intervention à leur retour en caserne vendredi. 

« Les services extérieurs n’ont pas été requis, mais on est toujours à l’écoute », précise M. Perron, qui ajoute du même souffle qu’une ligne d’aide téléphonique est à la disposition des pompiers qui en ressentent le besoin. 

Quant à la cause du brasier, elle fait toujours l’objet d’une enquête menée par les crimes majeurs de la Sûreté du Québec. Le coroner a également été saisi du dossier. 

Entraide

La communauté théodorienne, qui compte un peu plus de 1500 citoyens, est tissée serré. Le drame qui l’ébranle depuis vendredi s’est transformé en vague de bonté. Et l’entraide était au rendez-vous pour aider la famille endeuillée, notamment en lui trouvant un nouveau toit.

« On avait déjà regardé plusieurs façons d’aider. En sachant qu’on avait déjà un logement qui était vide et qui était prêt à être habité, on l’a offert à la famille », explique le maire. 

Dès que la famille s’est dite intéressée à emménager dans ce logement, de généreux donateurs ont offert tout le nécessaire pour le meubler et l’équiper ; meubles, matelas, literie, vaisselle et même de la nourriture ont été donnés. La famille est arrivée à sa nouvelle adresse lundi. « Tout a été fait en une journée ou presque ! Elle est maintenant dans son nouveau chez-soi », dit le maire. 

D’autres dons, comme des vêtements, ont été faits par des citoyens. « Certains ont déjà amassé des vêtements et autres articles. Une liste des ressources disponibles offertes par des compagnies ou certains de nos résidents a été remise à la mère », ajoute M. Bond. 

Les citoyens qui veulent aider la famille peuvent aussi offrir un don en argent en se présentant à la caisse Desjardins, à l’hôtel de ville ou au marché de St-Théodore-d’Acton, ainsi qu’aux bureaux du journal La Pensée à Acton Vale. Tous les fonds amassés seront remis à la famille.