Pour l'organisateur du Bromont Ultra, Gilles Poulin, il était incontournable d'ajouter le projet de Parc des sommets à la liste des causes auxquelles peuvent contribuer les participants.

Campagne du Parc des sommets : le Bromont Ultra s'unit à la cause

Depuis le lancement de la campagne du Parc des sommets il y a quelques semaines, donateurs et alliés se multiplient. Le Bromont Ultra est du nombre, et le projet de parc protégé sera l'une des causes auxquelles les participants de la populaire série de courses pourront contribuer, a appris La Voix de l'Est.
Pour l'organisateur du Bromont Ultra, Gilles Poulin, il était incontournable d'inclure le projet de longue haleine dans la liste des causes à endosser. « Le Parc des sommets est très important à Bromont et même au-delà de la région. On veut collaborer pour que ça se réalise, a-t-il indiqué. Les sentiers et la nature, ça fait partie de notre ADN après tout. »
À l'instar d'un marathonien, le promoteur est d'avis que le projet a les atouts pour rallier la ligne d'arrivée. « Ça fait longtemps qu'on entend parler du projet. Mais là, c'est concret. On approche du but. On sent un momentum dans la population, a-t-il dit. Et je dirais qu'il y a unanimité à propos du concept de vouloir préserver un espace naturel comme celui-là. »
En fait, le projet de parc prévoit que 7,25 M $ seront versés à Bromont Immobilier, présidé par Charles Désourdy, pour acquérir le flanc sud du mont Brome, soit les monts Spruce et Bernard de même que le secteur du Val 8. À cela s'ajoute une série de sentiers. La date butoir pour réunir la somme est le 1er février 2018. Si le montant global est recueilli avant l'échéance, l'intégralité du territoire sera convertie en parc, mettant ainsi un terme à tout projet domiciliaire. De son côté, Bromont s'est engagée à contribuer à hauteur de 2,75 M $ pour la réalisation du parc protégé.
À ce jour, les partenaires dans cette initiative, soit Protégeons Bromont, la Société de conservation du Mont Brome, Corridor Appalachien, les Amis des sentiers de Bromont et Conservation de la nature Canada, ont amassé près d'un demi-million en dons privés. L'objectif est de doubler ce montant d'ici le début mai. Tous les fonds sont placés en fiducie.
Multiplicité
Les épreuves de 100 miles ne cessent de gagner en popularité un peu partout à travers le globe. Le Bromont Ultra, qui en sera à sa quatrième mouture les 7 et 8 octobre, ne fait pas exception. Encore cette année, les adeptes de sensations fortes auront l'embarras du choix : le 160 km seul ou en équipe, le 80 km solo ou en groupe, le 55 km, le 25 km, le 12 km, le 6 km puis le 2 km. Outre la course à pied, l'engouement pour l'épreuve de vélo de montagne (35 km), une nouveauté en 2016 au Bromont Ultra, a poussé les organisateurs à renouveler l'expérience. « On va offrir une surprise aux participants en vélo pour 2017. En plus du circuit de 35 km, on va ajouter une épreuve plus accessible à tous », a mentionné M. Poulin, préférant dévoiler les détails lors d'une annonce ultérieure. Les inscriptions en ligne seront par ailleurs lancées le 7 avril.
À la multiplicité des circuits se greffe celle des causes. Outre le projet du Parc des sommets, les dons pourront être dirigés vers Reach Out To Humanity, la Fondation québécoise pour la maladie coeliaque, la Société de la sclérose latérale amyotrophique (SLA) du Québec, la Fondation des sports adaptés du Québec et Rêves d'enfants. 
Une des particularités de la collecte de fonds à venir consiste à ce que la moitié des frais d'inscription des compétiteurs en vélo ira à l'initiative du parc protégé bromontois. Les coureurs pourront sélectionner une ou des causes préétablies. Il est aussi possible d'amasser de l'argent sans restriction d'organisation. Pour ce faire, le cap de 3000 $ doit être franchi dans le cas d'une équipe, et 1500 $ en solo.
En 2016, le Bromont Ultra a généré des recettes de 175 000 $, attirant près de 1350 participants. Le fondateur de l'événement souhaite monter la barre à « au moins » 200 000 $ cette année et 1500 compétiteurs. « J'aimerais même atteindre 250 000 $. En fait, j'ai le rêve qu'on se rende à 1 M $. Et je crois sincèrement que c'est possible d'y arriver dans un avenir pas si lointain. »