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Claire Sarrasin souhaite offrir un brin d’amour à toutes les femmes hébergées dans une ressource pour victimes de violence conjugale.
Claire Sarrasin souhaite offrir un brin d’amour à toutes les femmes hébergées dans une ressource pour victimes de violence conjugale.

En faire plus pour les femmes violentées

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
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Les récents féminicides ont ramené l’enjeu de la violence faite aux femmes sous les projecteurs. Ayant la cause à cœur depuis longtemps, Claire Sarrasin, la propriétaire de La Boîte essentielle, ramène pour une deuxième année sa campagne En cœur pour elles, qui vise à offrir un baume au cœur des femmes victimes de violence conjugale.

Pour la principale intéressée, le retour de sa campagne à pareille date revêt une drôle de signification. L’artisane aurait tout de même préféré qu’aucun des drames ayant défrayé les manchettes au cours des dernières semaines ne se produise. Surtout que la Miltonnaise connaît les affres de la violence conjugale, elle qui a épaulé ses deux filles tour à tour à travers cette épreuve au cours des dernières années.

Néanmoins, elle a profité de la tenue de nombreuses manifestations contre la violence envers les femmes, vendredi dans plusieurs régions du Québec, pour lancer hâtivement la deuxième mouture de sa campagne, dont l’objectif est d’offrir un petit mot personnalisé de même qu’un pot de son baume « Cœur pour elles » aux femmes vivant en maison d’hébergement.

La campagne de l’an dernier — la première — s’est avérée un franc succès. Tenue entre le 8 mai et la mi-juin, l’initiative de sociofinancement sur la plateforme La Ruche avait permis d’amasser 5575$, soit 11,5% de plus que la cible de 5000$.

Objectif ambitieux, nouvelle stratégie

Si en 2020 Mme Sarrasin a envoyé un brin d’amour à quelque 80 femmes hébergées dans sept ressources pour victimes de violence, cette année, son objectif est beaucoup plus ambitieux. « Ce n’est pas compliqué, je vise la province tout entière! » affirme fermement la femme d’affaires, qui souhaite donc que toutes les pensionnaires de toutes les maisons d’hébergement du Québec puissent obtenir un flacon de son baume. Cela représente, grosso modo, de 500 à 600 cadeaux à offrir dans une cinquantaine de maisons; en dons, cela représente une somme minimale de 25 000 $.

Pour y parvenir, Claire Sarrasin a changé de tactique. « Le sociofinancement demandait beaucoup de temps et de travail, confie-t-elle. C’est un véritable marathon : il a fallu aller chercher chaque dollar un par un. »

La chef d’entreprise de produits pour le corps naturels et écoresponsables a donc choisi de miser sur la générosité et l’implication de parrains et marraines de cœur, qui, en échange d’un don à la campagne, offriront eux-mêmes les baumes à une ressource de leur région.

La courtière Geneviève Monty

Et pour se faciliter la vie, l’entrepreneure a trouvé un partenaire en la bannière de courtage immobilier RE/MAX. La toute première courtière à avoir répondu par l’affirmative se trouve, par un heureux hasard, à Granby. Il s’agit de Geneviève Monty, qui n’a pas hésité longuement à joindre l’initiative même si elle est fort sollicitée par toutes sortes de causes. « Comme femme, je trouve épouvantable ce qui est arrivé récemment, indique la courtière immobilière. L’enjeu de la violence conjugale me touche beaucoup, surtout que dans le cadre de mon travail, je dois travailler dans la confidentialité. Ça arrive régulièrement que les propriétés que j’aide à vendre ou acheter aient été le théâtre de tels drames. »

« Si je peux contribuer à faire la différence, à venir en aide ne serait-ce qu’à une seule personne, c’est la moindre des choses de m’impliquer », a-t-elle ajouté.

Ceux qui s’étaient procuré le baume l’an dernier pourront tout de même en faire l’achat, cette fois via Facebook. La campagne En cœur pour elles prendra fin le 30 avril.