Daniel Jannack souhaite partager sa passion pour le «yo-yoing» à Cowansville.

En campagne pour faire connaître le yo-yo

Comme la vie peut parfois avoir ses hauts et ses bas, il vaut mieux se trouver une passion pour passer à travers les moments les plus durs, estime Daniel Jannack. Ce Cowansvillois a pu sortir d’un épisode pénible de sa vie grâce à sa passion pour le yo-yo. Il souhaite aujourd’hui partager son passe-temps.

« Les gens me connaissent comme le gars qui fait du yo-yo partout, tout le temps ! », lance au bout du fil ce passionné qui ne manque pas de suite dans les idées. Âgé de 26 ans, Daniel Jannack vient tout juste de mettre sur pied une campagne de sociofinancement pour faire connaître le yo-yoing. S’il réussit à amasser les 2000 $ nécessaires, il invitera à Cowansville l’un des adeptes les plus connus au monde, Coffin Nachtmahr. « L’idée serait de faire avec lui une tournée des écoles de Cowansville pour donner des trucs aux jeunes en organisant des ateliers où ils pourraient expérimenter et apprendre certains trucs », explique le Cowansvillois.

Une passion

À discuter avec Daniel, il est indéniable qu’une immense passion l’anime, mais c’est avant tout pour encourager le développement personnel des adolescents qu’il entreprend ces démarches.

« Personnellement, le yo-yo m’a permis de passer à travers une période de dépression. (...) L’important c’est de se trouver une passion, que ce soit le yo-yo, le dessin ou peu importe. Lorsque tu apprends à être toi-même, les gens pourront te juger sans que ça t’affecte », témoigne-t-il.

S’il est bien conscient que la plupart des gens considèrent le yo-yo comme un simple jouet pour enfant, il estime que c’est surtout un manque de connaissances qui empêche à cette discipline d’avoir ses lettres de noblesse. « Ce sont les gens qui n’ont jamais essayé de faire des mouvements complexes qui disent cela. En réalité, c’est très difficile et certains mouvements demandent des heures de pratique. »

Les experts tels que Coffin Nachtmahr exécutent des chorégraphies complexes qui mêlent danse, yo-yo et acrobaties. Même si ce sport reste marginal, des compétitions s’organisent un peu partout dans le monde, précise Daniel Jannack. « Mais au Québec, je n’ai jamais rencontré quelqu’un d’autre que moi qui est passionné », ajoute-t-il.

N’empêche que le Cowansvillois souhaite faire connaître cet univers localement. « J’aimerais collaborer avec la maison des jeunes pour donner des ateliers. Des discussions ont déjà eu lieu et ils se sont montrés intéressés », indique-t-il. Lors de la Nuit des sans-abris à la fin octobre, il a d’a performé devant de nombreux curieux.

En attendant de voir le succès de sa campagne de sociofinancement, c’est par l’entremise de sa chaîne YouTube qu’il compte partager sa passion et montrer quelques trucs aux curieux.