Le promoteur Marc Brochu veut construire 48 maisons sur l’ancien site du club de golf de Lac-Brome. Il ne lui manque qu’un certificat d’autorisation du ministère de l’Environnement pour aller de l’avant.

En attente du certificat ministériel pour le projet immobilier Faubourg sur le lac

Le promoteur du projet immobilier Faubourg sur le lac à Lac-Brome se croise les doigts afin de pouvoir le démarrer dans les prochains mois. Il attend d’obtenir son certificat d’autorisation du ministère de l’Environnement pour procéder.

« On attendait notre certificat avant les Fêtes. On ne l’a pas encore. Mais c’est une question de jours, de quelques semaines », soutient Marc Brochu. « On a échangé beaucoup d’informations avec le Ministère cet automne et répondu à beaucoup de leurs questions. »

Le projet nécessite un certificat d’autorisation puisqu’une rue de plus d’un kilomètre doit être construite. En tel cas, en vertu de la Loi sur la qualité de l’environnement, l’imprimatur du ministère de l’Environnement est exigé. Les plans du projet prévoient l’aménagement d’une rue de 1,4 km partant du chemin Lakeside, du côté gauche du chalet de golf. L’artère descendra et sillonnera le vaste site de 67 hectares et ira joindre le chemin Sanctuaire du côté sud du terrain, explique M. Brochu. Un total de 48 maisons seront construites.

L’ensemble du processus pour obtenir un certificat d’autorisation est très long, dénonce l’homme d’affaires. La demande a été déposée en février l’an dernier, dit-il. « Il faut être patient. On n’a pas le choix. On est pogné dans la machine avec des délais extrêmement, interminablement longs. Mais le projet va se faire, on le sait. Il faut attendre », se résigne-t-il.

Dès que le certificat d’autorisation sera reçu, M. Brochu conclura la transaction pour acquérir le vaste site, propriété de Paulette et Alcide Allaire. Il s’est engagé à céder à la Fondation des terres du lac Brome les 20,83 ha du milieu humide qui se trouve du côté sud-est du site, près du ruisseau Durrell. Le milieu humide sera alors greffé à la réserve naturelle Quilliams-Durrell qui est attenante. L’organisme sans but lucratif remettra un reçu d’impôt au promoteur. Le milieu humide obtiendrait le statut de réserve naturelle protégée à perpétuité.

M. Brochu remettra à la Ville une superficie de 6,54 ha, soit 10 % de l’ensemble du lot. Le terrain, qui se trouve être le stationnement du terrain de golf, est cédé à des fins de parc, comme l’exige la réglementation municipale.

L’administration municipale songe par ailleurs à acquérir du promoteur trois lots, d’une superficie de 2,15 ha, du côté sud du terrain pour en faire un parc linéaire le long du chemin Lakeside, jusqu’au chemin Sanctuaire.

Plusieurs étapes

Ce projet, dans l’actualité depuis mars 2017, a franchi plusieurs étapes. Une consultation publique a été menée par la municipalité pour accorder au promoteur certaines dérogations mineures, notamment le droit de réduire la distance séparatrice entre le ruisseau Durrell et le milieu humide et les futures maisons. Fait inusité, une majorité des résidants des zones contiguës au terrain de golf ont signé un document se désistant du registre ouvert pour demander la tenue de référendums sur ces dérogations. Le promoteur a rencontré plusieurs d’entre eux dans les jours menant au registre pour les convaincre de ne pas s’opposer aux dérogations.

Des résidants se sont exprimés lors de la consultation publique, disant craindre que la construction d’autant de maisons allait nuire à la qualité et à la quantité d’eau dans leurs puits. Le futur quartier résidentiel ne sera en effet pas desservi par un service d’aqueduc.

Renaissance lac Brome s’est aussi invitée dans le débat. L’organisme environnemental proposait de transformer l’ensemble de l’ancien terrain de golf en parc nature.

L’autre élément important dans cette affaire est que le terrain de golf est situé à l’extérieur du périmètre d’urbanisation décrit dans le schéma d’aménagement de la MRC Brome-Missisquoi. Aucune construction de nouvelle route ou prolongement de route existante n’est permise, selon le document de la MRC qui essaie de limiter l’étalement urbain. Toutefois, recourant à une exception dans la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme, la municipalité autorise la construction grâce à un projet particulier de construction, de modification ou d’occupation d’un immeuble (PPCMOI).