L’équipe Motivations Santé, composée de membres de la région, en sera à sa deuxième participation au Défi moi pour toi, tenu au profit de la Fondation des Étoiles.

En « famille » pour les enfants malades

Les 22 et 23 septembre prochains, plus de 200 participants courront, à relais, la distance qui sépare Montréal de Québec. Du nombre, l’équipe Motivations Santé, composée de membres de la région, en sera à sa deuxième participation au Défi moi pour toi.

L’événement a lieu depuis quatre ans au profit de la Fondation des étoiles, qui finance la recherche sur les maladies infantiles.

C’est à la fois par reconnaissance — leurs six enfants et leurs deux petits-enfants sont aujourd’hui en bonne santé — et par soutien aux familles ayant eu moins de chance qu’Alicia St-Amant et son conjoint ont décidé de se joindre à l’aventure.

« Les enfants ne devraient pas être à l’hôpital, ils devraient jouer dehors », croit la capitaine de l’équipe de neuf coureurs, composée entre autres de parents dont les enfants ont été affligés par la maladie.

« Il y a un grand sentiment d’impuissance par rapport à ça », relève Mme St-Amant. Prendre part au défi pour la bonne cause constitue pour elle une manière de faire sa part.

Joindre l’utile à l’agréable
Pour sa part, c’est un peu par hasard que Danny Martineau en est venu à relever le défi, lui qui ne « courait pas 100 mètres » il y a tout juste deux ans. « Je voulais me remettre en forme, et j’ai rencontré Alicia et son conjoint. Petit à petit, je me suis fait influencer : on m’a mis au défi de m’inscrire à une course de 5 kilomètres. Je ne pouvais plus reculer ! » lance celui qui complétera son premier demi-marathon cet automne.

La cause touche beaucoup le père de famille, dont deux des trois fils ont reçu un diagnostic d’autisme de type Asperger. « L’autisme ne se guérit pas, c’est une condition neurobiologique, explique-t-il. La Fondation contribue à la recherche pour en trouver la cause ; c’est ce qui m’a poussé à m’impliquer. »

Aujourd’hui, il ne regrette pas d’avoir fait le saut. « Pendant la course l’an passé, je ne voulais pas le refaire. Mais une fois à la ligne d’arrivée, tu réalises un paquet d’affaires. Tu vis beaucoup d’émotions et tu comprends pourquoi tu as fait tout ça. Souffrir pendant deux jours, ce n’est rien à côté de ce que vivent les enfants malades », confie le Bromontois.

« Quand on arrive à Québec, c’est aussi bon qu’un accouchement ! s’exclame sa coéquipière Nathalie Morin. Il y a un grand sentiment de fierté. Juste d’en parler, ça me donne des frissons ! Il faut le vivre pour savoir comment on peut se sentir. »

L’Alphonsoise est elle aussi interpellée par la mission du défi, pour lequel elle s’est mise à la course à pied. « Ma fille est née prématurément, à 28 semaines de grossesse. Et elle était prête à sortir à 24 semaines ! » affirme la coureuse, qui a été hospitalisée pendant un mois.

La fillette aujourd’hui âgée de neuf ans conserve des séquelles de la bronchodysplasie dont elle a souffert à la naissance. « Ça a été une grosse épreuve, des moments difficiles », reconnaît Mme Morin.

Équipe tissée serrée
Depuis qu’ils ont décidé de courir les 250 kilomètres qui séparent la métropole de la capitale, l’an dernier, les membres de l’équipe s’entraînent assidûment.

Ils passent beaucoup de temps ensemble, si bien qu’ils sont tous devenus très proches. « Il s’est créé un bel esprit d’équipe. Ça m’a fait grandir », affirme M. Martineau.

« Au fil du temps, on est devenus une famille », explique Mme St-Amant.

D’ailleurs, pendant qu’elle complétera son second défi, l’équipe honorera la mémoire d’une des leurs, Véronique Langlois, qui est décédée plus tôt cette année.

Financement
Les participants s’entendent sur un point : le plus grand défi de l’aventure n’est pas la préparation physique à la course, mais bien la quête de financement.

Chaque équipe participante doit en effet amasser un montant de 21 000 $, sous la forme de dons et de commandites. « Les gens sont sollicités de partout, reconnaît Mme Morin. On travaille fort, mais on y arrive ! »

L’équipe est près de son but, mais il lui faudrait un peu d’aide d’ici la date-butoir du 1er août. Quelques commandites sont encore possibles à partir de 250 $, indique Mme St-Amant, qui laisse son numéro de téléphone pour offrir plus de détails : 450 770-0304

En plus de 40 ans, la Fondation des étoiles a offert, près de 70 millions de dollars pour la recherche pédiatrique. Le Défi moi pour toi a permis d’amasser près de 330 000 $ pour ses trois premières années d’existence.