Des immigrants et des étudiants ont participé mercredi au quatrième événement de recrutement organisé par Granby Industriel.

Emplois et recrutement Granby: immigrants et étudiants au rendez-vous

Quarante employeurs de la Haute-Yamaska étaient d’attaque pour rencontrer les chercheurs d’emplois, mercredi après-midi à l’Hôtel Castel, à l’occasion du quatrième événement de recrutement de Granby Industriel : Emplois et recrutement Granby 2019.

Amorcée il y a deux ans, la stratégie de recrutement de main-d’œuvre Destination Granby, mise en place par Granby Industriel, a misé sur les nouveaux immigrants installés à Montréal ainsi que sur les étudiants granbyens à la recherche d’un stage ou d’un emploi.

Contrairement aux salons de l’emploi plus traditionnels, un jumelage a été préalablement réalisé entre les candidats potentiels et les entreprises, « pour éviter la perte de temps », a souligné Carole Gatien, conseillère aux communications chez Granby Industriel.

Quelque 90 immigrants ont consacré cette journée bien remplie à leur avenir. Ils ont d’abord été amenés en autobus à Granby où ils ont entamé leur matinée par une visite guidée de la ville en passant par les attraits principaux : l’aréna, la nouvelle piscine, le centre d’interprétation de la nature, le Zoo de Granby et la rue Principale.

Néron, originaire de la République du Congo, a participé à l’événement pour trouver un emploi stable en région. « À Montréal, il y a beaucoup de gens et c’est grand. Je préfère les petites villes où il y a plus de familiarité », a-t-il relevé.

À la recherche d’un emploi depuis novembre, il espérait trouver quelque chose qui pourrait correspondre à ses besoins.

« Je veux travailler avec ma tête et non mes mains », a dit l’ingénieur en électronique industrielle qui s’est établi au Québec en juillet 2018.

Du côté de Muamba, c’est le développement des affaires qui est sa spécialité. Après avoir visité Val-d’Or, Sorel-Tracy et Sutton, celui qui est au Québec depuis deux ans croit que la ville de Granby semble accueillante.

« En ce moment, je travaille à Montréal et j’ai trois enfants. Je veux qu’ils grandissent dans une ville plus calme. Le mouvement de la ville a un impact sur le comportement d’une personne », a-t-il analysé pendant qu’il se préparait à rencontrer des entreprises.

Néron, originaire de la République du Congo, a voulu participer à l’événement pour trouver un emploi stable en région.

Les employeurs étaient quant à eux très ouverts à expliquer leurs besoins et leurs conditions de travail. Certains d’entre eux, conscients que le manque de main-d’œuvre est criant, misent sur la visibilité que leur procure ce rendez-vous pour attirer de futurs employés.

« Même si ça ne donne pas de candidats nécessairement, les salons comme celui-là nous font connaître », a mentionné Patricia Roy, directrice des ressources humaines chez NRC industries.

Le fabricant d’équipement de dépannage est directement au cœur de la pénurie de main-d’œuvre puisque plusieurs postes de soudeurs, d’opérateurs de presse et d’assembleurs sont vacants.

Même son de cloche du côté de la quinzaine de succursales Couche-Tard de Granby où quinze postes restent à combler. Selon Stéphanie Léveillée, technicienne en recrutement pour Couche-Tard, la difficulté de recrutement touche tous les domaines.

La relève, les étudiants

Si Destination Granby visait à l’origine à attirer les immigrants dans la région, Emplois et recrutement 2019 s’adressait également aux étudiants en voie de diplomation à la recherche d’un emploi ou encore d’un stage ainsi qu’aux chercheurs d’emploi de Granby et de la région.

C’est 28 étudiants en provenance du Centre régional intégré de formation (CRIF) et des écoles secondaires Joseph-Hermas-Leclerc et Haute-Ville qui sont allés à la rencontre des entreprises.

Pour certains, il s’agissait de trouver un emploi d’été, pour d’autres, un peu plus jeunes, de découvrir l’éventail d’entreprises dans la région. « Une façon de les préparer à leur avenir », relève Pierre Métivier, conseiller en orientation à l’École Haute-Ville.

Après avoir visité Val-d’Or, Sorel-Tracy et Sutton, Muamba, qui est au Québec depuis deux ans, croit que la ville de Granby semble accueillante.

Les étudiants ont d’abord fait un arrêt aux usines Prinoth et Kerry en matinée pour voir les types d’emplois que l’on peut y retrouver.

« C’est des gens qui sont intéressés aux choses manuelles. Mais quand on leur demande c’est quoi une usine, pour eux c’est sale, c’est malpropre alors que les deux usines qu’on a vues, c’est ultra propre. Ça change la perception », a expliqué M. Métivier.

Les trois dernières éditions de Destination Granby ont à ce jour permis d’attirer 230 candidats, d’embaucher 24 personnes et de régionaliser 16 personnes immigrantes et leurs familles, qui étaient auparavant à Montréal.