Pour tâcher d'éclaircir le mystère, la Sûreté du Québec a mis en place un périmètre de sécurité tout autour de la résidence. Un technicien en scène d'incendie, un expert du service de l'identité judiciaire, de même que des enquêteurs de la division des enquêtes régionales se sont rendus sur les lieux.

«Elle crie au meurtre!»: une femme grièvement brûlée, un homme arrêté à Acton Vale

Ce qui a toutes les apparences d'une dispute conjugale a pris une tournure dramatique, hier matin, après qu'une femme eut été gravement brûlée dans une résidence d'Acton Vale. La Sûreté du Québec enquête. « Vers 6h45 [hier], les policiers du poste de la MRC d'Acton ont été appelés pour porter assistance à une dame en flammes », a indiqué Joyce Kemp, porte-parole de la Sûreté du Québec en Montérégie.
La femme de 41 ans a été transportée en ambulance vers le centre hospitalier le plus proche en raison d'importantes brûlures. Elle a par la suite été transférée au Centre des grands brûlés de Montréal, mais on ne craint pas pour sa vie, a ajouté Mme Kemp.
C'est une femme demeurant de l'autre côté de la rue du Collège, transversale à la 4e Avenue, qui a alerté les services d'urgence. « Ma femme est sortie ce matin pour voir la température, indique le conjoint de celle-ci. Elle est rentrée rapidement et elle m'a dit: "Il est en train de la tuer! Elle crie au meurtre! " » « Elle criait très fort quand les ambulanciers sont partis avec elle, note le voisin d'en face qui a entendu, bien malgré lui, les hurlements de douleur de la femme. Ça criait au délire. »
Et pour cause. La dame aurait été gravement brûlée sur le haut de son corps. « Ça a allumé. Il y avait des flammes, il y avait des flammes », a laissé savoir Jean Fontaine, chef des pompiers d'Acton Vale.
Circonstances nébuleuses
Les circonstances entourant le drame demeurent encore nébuleuses. Selon Mme Kemp, « il y aurait eu altercation entre les deux individus impliqués. La victime avait un bidon d'essence à la main et pour une raison encore inconnue, ses vêtements auraient été aspergés, raconte-t-elle. L'homme aurait posé un geste pour y mettre le feu. »