Déterminée à financer la recherche sur le cancer, Julie Lévesque participera en juin 2020 à un défi sportif qui la mènera sur le toit du monde, en Inde dans les montagnes de l’Himalaya. Arnaud Quintal-Émard organise quant à lui un spectacle-bénéfice, le 23 novembre, afin de l’appuyer dans son projet.

Elle affrontera l’Himalaya après avoir surmonté le cancer

Le cancer a soufflé une première fois sur la famille de Julie Lévesque alors qu’elle n’était qu’une petite fille. Plus de trente ans après le décès de son père, ce fut ensuite son tour d’affronter la maladie. Guérie depuis peu, la Roxtonaise a décidé de soutenir la Société de recherche sur le cancer en participant à une expédition dans la chaîne de montagnes de l’Himalaya. « C’est sûr que rendue là-haut, je vais penser à mon papa », dit-elle. Un ami de la famille organise aussi le spectacle musical Jam pour la cause réunissant cinq artistes de la relève musicale, le 23 novembre, à l’auditorium du Cégep de Granby, pour appuyer le projet de Julie.

Arnaud Quintal-Émard, 17 ans, coorganise le spectacle. S’il a choisi de s’associer à la recherche sur le cancer, c’est parce que Julie Lévesque est la mère d’une de ses amies. Le show mettra ainsi en vedette Arnaud, Florence Lafontaine, Gabrielle Jouano, Xavier Blouin et Audrey Chainey. L’humoriste Rolly Assal animera l’événement.

« C’est l’occasion d’encourager de jeunes artistes et de soutenir la recherche. Si on est capables d’aller manger en famille au St-Hubert, on est capable d’aller voir ce beau spectacle », compare Mme Lévesque, alors que les billets sont en vente au coût de 20 $, et de 12 $ pour les 12 ans et moins.

« Pour mon père »

D’ici le mois de février, Julie Lévesque doit amasser 10 000 $ pour participer au défi organisé par la Société de recherche sur le cancer. Déjà, la femme âgée de 43 ans a recueilli plus de 4000 $. 

Elle tire sa motivation principale du souvenir de son papa, parti alors qu’elle avait seulement 9 ans. « Je le fais pour mon père », dit-elle en entrevue avec La Voix de l’Est.

« Je le fais aussi pour tous mes proches qui ont aussi eu le cancer — certains en sont morts, d’autres se battent toujours —, et un peu pour moi, précise Mme Lévesque. Si je n’avais pas eu ce cancer-là, je n’aurais probablement pas fait le défi. »

À celles et ceux qui lui donneront 100 $, elle leur proposera d’honorer les personnes de leur choix en inscrivant le nom de celles-ci sur des banderoles qu’elle portera avec elle lors de son trek sur le haut plateau de neiges éternelles dans la région du Ladakh, au nord de l’Inde, du 2 au 14 juin 2020.

« Chanceuse »

Malgré ses deux cancers diagnostiqués en juin 2018, celle qui travaille au service clientèle de Desjardins se dit « chanceuse d’avoir pu découvrir la maladie à temps. »

Mme Lévesque a néanmoins provoqué sa chance en insistant auprès de deux médecins différents pour pouvoir subir une hystérectomie à la suite de problèmes à l’utérus. C’est à la suite de cette chirurgie, au printemps 2018, qu’un premier verdict tombe : cancer de l’endomètre (muqueuse de l’utérus).

Une semaine plus tard, autre mauvaise nouvelle : mésothéliome péritonéal. Ce dernier type de cancer est très rare et virulent. Cette première intervention chirurgicale a néanmoins permis d’enlever tous les tissus qui étaient attaqués.

Une seconde chirurgie, six mois plus tard, est « allée fouiller toute la cavité abdominale ». Ablation des ovaires pour éviter de réactiver le cancer, biopsies, « nettoyage » de l’abdomen... Sans oublier un problème postopératoire. Résultat : arrêt de travail de sept mois. 

Si Julie Lévesque a échappé aux traitements de radiothérapie et de chimiothérapie, elle a dû subir fin septembre une troisième chirurgie afin de s’assurer qu’aucune nouvelle cellule cancéreuse n’était détectable. « Mardi de cette semaine, mon oncologue m’a dit que les résultats indiquaient que j’étais en rémission », explique-t-elle en arborant un large sourire, manifestement soulagée.

La Roxtonaise s’en est bien sortie. Toutefois, la trentaine de visites chez les oncologues et autres hémato-oncologues ces derniers mois n’ont pas été de tout repos. « Heureusement, mon conjoint m’a beaucoup soutenu, il m’a toujours accompagné aux rendez-vous. »

« J’aime relever des défis »

Lorsque les bonnes nouvelles ont commencé à poindre à l’horizon, Mme Lévesque a eu connaissance des défis proposés par la Société de recherche sur le cancer dans le cadre de ses outils de financement. Le défi de l’Himalaya l’a attirée, car elle a toujours voulu aller en Inde. 

« J’aime relever des défis, indique-t-elle. Je ne suis pas tant sportive, mais, par exemple, le Relais pour la vie [marche organisée par la Société canadienne du cancer], je l’ai fait plusieurs fois. »

Elle s’entraîne avec son objectif en ligne de mire. « Je suis entêtée, je vais y arriver. »

D’ici là, le spectacle Jam pour la cause sera l’occasion de soutenir la recherche sur le cancer.

« J’ai eu la chance de bien m’en sortir, alors que du monde n’ont pas cette chance-là. Toutes les causes sont bonnes, mais sans la recherche, il n’y a pas de médicament, pas de traitement, il n’y a rien. Tout part de la recherche. Avec mon cancer rare, ça m’a particulièrement sensibilisée. »

Billets et infos pour Jam pour la cause : 450 204-1551 et jampourlacause@outlook.com. Les virements Interac sont possibles via cette même adresse courriel. Il est aussi possible de soutenir Julie Lévesque en se rendant sur le site Internet de la Société de recherche sur le cancer, en cliquant sur « s’impliquer » et en choisissant son nom.