La candidature d’Elisabeth Dionne pour le Parti Vert du Québec représente pour elle une « belle manière » de combiner ses intérêts pour l’environnement et la politique.

Elisabeth Dionne candidate du PVQ : « Quand je m’implique, c’est à 150 % »

En portant les couleurs du Parti Vert du Québec, la candidate Elisabeth Dionne souhaite mettre son dynamisme au service de la circonscription et se faire la voix des citoyens de Brome-Missisquoi.

Sa candidature pour le Parti Vert du Québec représente pour elle une « belle manière » de combiner ses intérêts pour l’environnement et la politique, tel qu’en fait foi le macaron à l’effigie du parti qu’elle portait fièrement lors de l’entrevue accordée à La Voix de l’Est.

Titulaire d’un baccalauréat en études internationales de l’Université de Montréal, la Bromontoise de 22 ans a choisi de se spécialiser en coopération, développement et environnement. La jeune femme souhaite éventuellement entreprendre une maîtrise en environnement et en développement durable.

En mars 2017, Mme Dionne a pris part à la prestigieuse simulation de l’Organisation des Nations Unies, à New York. Une expérience qui l’a préparée, croit-elle, au métier de députée, puisqu’elle a été amenée à prendre part à des négociations, à débattre ainsi qu’à rédiger et prononcer des discours devant des milliers de personnes. « Ce n’a pas été facile, mais j’ai beaucoup appris », confie-t-elle. Entre autres implications, elle a aussi complété un stage en Chine pour le compte d’une ONG en environnement et a siégé sur l’exécutif de son association étudiante à titre de conseillère à la vie étudiante.

« Je suis quelqu’un de passionné, mais aussi de perfectionniste, dit-elle de sa personne. Quand je m’implique, c’est à 100 %, parfois même à 150 % ! »

Main-d’œuvre et environnement
Au cours de la campagne, Elisabeth Dionne compte aller à la rencontre des électeurs. « Je veux savoir ce que les gens attendent du prochain gouvernement, ce que je pourrais faire pour eux », dit-elle.

Elle a déjà commencé à arpenter la circonscription pour connaître les besoins et les préoccupations de ses concitoyens, en plus de dresser une liste des personnes, groupes, associations et organismes auprès desquels elle compte s’enquérir.

La candidate a toutefois déjà identifié quelques dossiers sur lesquels elle se penchera.

« Brome-Missisquoi compte plusieurs parcs industriels qui présentent des enjeux d’embauche et de rétention de main-d’œuvre, de sécurité, mais aussi d’environnement, allègue-t-elle. Plus on va avancer dans le temps, plus les employeurs seront affectés par les changements climatiques et devront revoir leurs pratiques. On le voit déjà avec la décision de la Chine de ne plus importer notre recyclage, qui a des répercussions chez des entreprises d’ici. »

Le gouvernement, dit-elle ensuite, devra aider ces industries à effectuer la transition énergétique vers des énergies plus vertes.

Si elle est élue, Mme Dionne désire également bonifier l’offre de covoiturage et de transport en commun dans la région, en plus d’offrir davantage de soutien aux producteurs agricoles de la circonscription. « Il faut les aider à faire valoir leurs produits. Ça peut se faire entre autres en encourageant les gens à manger local », illustre-t-elle.

Pour un système plus inclusif
Plusieurs autres candidats dans la région ont, comme elle, moins de trente ans. Cela réjouit Mme Dionne, qui croit que les jeunes doivent prendre leur place en politique, de la manière qui leur convient le mieux.

Et ce n’est pas parce qu’ils ne s’affichent pas sur des pancartes électorales que la prochaine génération n’a pas le goût de politique, prévient-elle. « Parfois, on parle de politique et on a l’image de vieux messieurs de plus de 50 ans, affirme Mme Dionne. Mais je connais énormément de jeunes impliqués en politique sans être candidats. Ils deviennent attachés politiques, ils organisent des campagnes, sont bénévoles, et ce, que ce soit au niveau provincial, fédéral ou municipal. »

Aux yeux de la candidate, la politique doit s’ouvrir à la population, qui la considère parfois réservée à un groupe restreint de personnes. « Les jeunes ont différents points de vue, mais je crois qu’on veut tous un système plus inclusif, plus ouvert, et qui répond mieux et plus rapidement aux besoins de la société », souligne-t-elle.