Le député de Roberval, Philippe Couillard, réfléchira à son avenir politique au cours des prochains jours. Sa conjointe Suzanne Pilote était près de lui pour le supporter.

Philippe Couillard entre en réflexion

La vague caquiste a déferlé sur une grande partie du Québec, mais n’aura pas été assez puissante pour sortir Philippe Couillard de Roberval. Mais elle aura été tout de même assez dévastatrice pour expulser les libéraux du pouvoir. Le chef du Parti libéral du Québec (PLQ) se penchera sur son avenir au cours des prochains jours.

Le premier ministre sortant du Québec a été réélu avec facilité dans sa circonscription, mais M. Couillard doit laisser son siège de chef du gouvernement à l’Assemblée nationale du Québec à François Legault, de la Coalition avenir Québec (CAQ).

« Je félicite M. Lisée et Mme Massé pour leur campagne, des gens de conviction. Je veux féliciter François Legault pour sa victoire qui est bien sûr nette, sans ambiguïté. Les Québécois ont clairement indiqué un désir de changement. Il lui revient maintenant, avec son équipe, de poursuivre l’élan du Québec et je l’assure de mon entière collaboration pour faciliter la transition », a mentionné M. Couillard.

« Je devrai donc entreprendre une réflexion sur mon avenir personnel. Afin de réduire la période d’instabilité, cette réflexion sera courte, quelques jours au maximum. Un parti ou un gouvernement ne peut prétendre à fabriquer l’avenir, mais plutôt à façonner aujourd’hui, la société qui le fera en lui donnant les moyens de ses rêves. J’ai confiance en notre avenir, en Québec et en notre peuple qui est haut et fort », a-t-il lancé avant de quitter la salle.

Malgré le revers, la centaine de partisans du Parti libéral du Québec et de Philippe Couillard, réunis à l’Hôtel du Jardin de Saint-Félicien, ont réservé une belle ovation à leur député lorsque celui-ci a fait son entrée vers 21h40.

« Ce soir, la population a fait un choix. En politique, il faut savoir goûter les joies de la victoire et il faut accepter la défaite. Je ne suis pas amer et je vous demande de ne pas l’être. Je suis fier. »

« Ce fut sans contredit le plus grand honneur de ma vie professionnelle de servir les Québécois et les Québécoises à titre de premier ministre. J’ai rempli mon mandat au meilleur de ma compétence. J’ai servi avec tout mon coeur. J’aime profondément le Québec. En quatre ans, nous avons redonné la liberté de choix. Les progrès accomplis sont remarquables. Le Québec paie un milliard de moins en intérêts aux banques étrangères, un milliard qu’on investit dans les services publics, dans nos écoles. On ne cherche plus des emplois, on cherche des travailleurs. Nos finances publiques sont saines et solides et pour longtemps », a-t-il poursuivi. 

Philippe Couillard dit laisser le Québec en bien meilleur état qu’il ne l’avait pris en 2014. Il dit qu’«ensemble, on a fait ce qu’il fallait faire pour jeter les bases d’un Québec plus prospère, plus vert et plus juste». « Un Québec regardé avec respect sur le plan économique, culturel, social et environnemental. Un Québec dont on peut être fier. Je termine donc mon mandat de premier ministre la tête très haute », a-t-il affirmé sous les applaudissements de ses partisans.