Vincent Marissal talonne Jean-François Lisée.

Lisée se fait chauffer les oreilles dans Rosemont

Les chefs des quatre principaux partis sont tous en avance dans leurs circonscriptions, nous apprennent des sondages Mainstreet, mais le leader péquiste Jean-François Lisée aurait intérêt à prévoir quelques arrêts dans Rosemont avant le 1er octobre. Car son adversaire de Québec solidaire Vincent Marissal, l’ancien chroniqueur de La Presse, lui souffle dans le cou.

Le coup de sonde réalisé le 6 septembre donne 34,7 % des intentions de vote à M. Lisée, après répartition des indécis. M. Marissal suit à 29,5 %, avec 5 points de retard. Le coup de sonde a été réalisé auprès de 542 personnes et a une marge d’erreur de plus ou moins 4,1 %, 19 fois sur 20.

«Cinq points d’avance dans un sondage de comté [où l’échantillon est relativement petit], c’est mince. Ça va être une chaude lutte», indique Steve Pinkus, de Mainstreet. 

Le Parti libéral et la Coalition avenir Québec suivent loin derrière dans Rosemont, avec 16 et 14 % d’appuis respectivement.

M. Lisée est par ailleurs le seul chef de parti dont la réélection semble mal assurée présentement, d’après les sondages réalisés par Mainstreet. En fait, même la co-cheffe de Québec solidaire Manon Massé jouit d’une confortable avance dans Sainte-Marie-Saint-Jacques, menant par 44 % contre 25 % pour la candidate péquiste Jennifer Drouin. Rappelons que l’élection de Mme Massé avait été on ne peut plus serrée en 2014 : elle n’avait gagné que par 91 voix au terme d’une lutte à trois entre elle (30,6 % des voix), la candidate libérale Anna Klisko (30,3 %) et l’ex-ministre péquiste Daniel Breton (27,6 %).

Avance écrasante

Dans L’Assomption, sur la rive nord de Montréal, le sondeur a mesuré pas moins de 55 % d’appuis pour le chef caquiste François Legault, qui file pour l’instant vers une victoire écrasante — le candidat solidaire arrive second avec 15 % des intentions de vote, suivi du péquiste (13 %) et du libéral (9 %).

Dans Roberval, le chef libéral Philippe Couillard jouit d’une avance d’une dizaine de points sur la candidate caquiste Denise Trudel. Mme Trudel, rappelons-le, a été conseillère municipale à Québec dans les années 2000 et députée de la CAQ dans Charlesbourg de 2012 à 2014. Il reste tout de même que l’avance de 42 % à 29 % de M. Couillard constitue un recul par rapport au scrutin de 2014, alors qu’il avait été élu avec 55 % des voix et 22 points de majorité.

Chacun de ces sondages a été réalisé par appels automatisés le 6 septembre dernier auprès d’environ 550 personnes. Selon la circonscription, la marge d’erreur est de 4 à 4,2 %, 19 fois sur 20.

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