Guy Leclair

Le chef du PQ refuse de «jeter» son candidat Guy Leclair

RIMOUSKI — Le chef du PQ Jean-François Lisée refuse de céder à la pression et de «jeter» son candidat Guy Leclair — arrêté parce qu'il était soupçonné de conduite avec les facultés affaiblies — simplement parce qu'il pourrait être politiquement utile de le faire, dit-il, dans un contexte de campagne électorale.

Grillé de questions après un point de presse mercredi matin à Rimouski, le chef péquiste a affirmé qu'il ne mettra pas ses principes de justice de côté en faisant fi de la présomption d'innocence.

Guy Leclair a été arrêté le 13 juillet dernier. Selon l'équipe péquiste, M. Leclair a reçu une citation à comparaître, mais aucune accusation n'a encore été déposée. Pourtant, en point de presse, M. Lisée a confirmé à plus d'une reprise qu'il était accusé, ajoutant à la confusion sur ce point.

Le député sortant de Beauharnois plaide son innocence, mais n'a fourni que peu de détails dans un communiqué diffusé hier soir.

Le député nie avoir refusé de passer un alcootest, et dit avoir «obtempéré aux demandes des policiers à deux reprises». Toutefois, son chef a fourni des informations supplémentaires mercredi matin: le policier aurait reproché à M. Leclair de ne pas souffler. Et puis, M. Leclair soutient qu'il n'avait pas bu, a rapporté mercredi M. Lisée.

M. Lisée insiste sur le fait que l'acte reproché à M. Leclair «n'était pas dans le cadre de ses fonctions».

Les gens de son entourage étaient au courant de l'arrestation de M. Leclair dans la semaine suivant l'interpellation, a dit le chef, précisant qu'il ne l'a lui-même appris que plus tard, le 24 août, donc après le déclenchement de la campagne électorale.

Le chef du PQ se défend de manquer de transparence: il soutient qu'il n'est pas dans les pratiques des partis politiques de dévoiler quand un député est interpellé par la police, mais plutôt lorsqu'il a été formellement accusé d'une infraction criminelle.

M. Leclair avait déjà été condamné pour alcool au volant en 2013.