François Legault entouré de ses candidates Danielle McCann dans Sanguinet et MarieChantal Chassé dans Châteauguay.

La CAQ présentera plus de femmes que d'hommes

MONTRÉAL - La Coalition avenir Québec (CAQ) se féminise : le parti s'apprête à annoncer deux autres candidatures féminines, pour un total de 65, du jamais vu.


Des 125 candidats que le parti présentera aux élections cette année, 65 sont des femmes et 60, des hommes.

Il s'agit du plus haut pourcentage (52 %) de candidatures féminines jamais atteint par un parti politique au Québec.

Le seul à s'en être approché est Québec solidaire (QS), qui a présenté 63 femmes sur 125 à chaque campagne depuis sa création.

Vendredi, le chef caquiste, François Legault, a présenté les candidatures de Danielle McCann dans Sanguinet, de MarieChantal Chassé dans Châteauguay et de Claire Isabelle dans Huntingdon.

Elles s'ajoutent à d'autres candidatures d'envergure, parmi lesquelles on compte l'ex-ministre libérale Marguerite Blais, l'ancienne procureure Sonia LeBel et Nadine Girault, administratrice d'Investissement Québec.

M. Legault présentera deux autres femmes d'ici lundi dans les circonscriptions de Roberval et Les Plaines. Dans Les Plaines, le parti misera sur Lucie Lecours, l'actuelle directrice générale de la Chambre de commerce et d'industrie Les Moulins (CCIM), a appris La Presse canadienne. Il présentera une retraitée du secteur municipal dans Roberval pour affronter le premier ministre sortant, Philippe Couillard.

C'est un exploit qui semblait improbable pour la CAQ. Dans le passé, ce parti ne s'est jamais signalé par sa propension (ou sa volonté) à recruter des femmes dans son équipe, obtenant le pire score des trois grands partis quant à la proportion de candidates.

Forte progression

En 2012, la CAQ comptait 24 % de candidates, en 2014, c'était encore pire, avec seulement 21 %.

En haut lieu, on semble avoir compris qu'on devait changer les choses pour espérer prendre le pouvoir, l'organisatrice en chef du parti, Brigitte Legault, reconnaissant en avril que le parti «traînait de la patte» à ce chapitre.

M. Legault a multiplié les contacts avec les groupes de femmes, nommément les réseaux de femmes d'affaires, pour séduire l'électorat féminin et repérer d'éventuelles candidates.

En avril, il a été le seul chef de parti actif à participer au déjeuner-conférence organisé par La gouvernance au féminin, au
Ritz-Carlton à Montréal, autour du thème : Le monde politique à la rencontre du monde des affaires ou la nécessité d'avoir plus de femmes en politique.

«C'est sûr que beaucoup de femmes qui ont pris de la place dans la direction des entreprises privées et publiques, a déclaré M. Legault en mêlée de presse à ce sujet, vendredi. Donc évidemment, quand il vient le temps de choisir quelqu'un pour devenir ministre, ben il y en a plus de femmes. Je le vois cette année, c'est incroyable la qualité, pas juste le nombre, mais la qualité des candidatures qu'on a eues de femmes.

«J'ai pris l'engagement d'avoir 50 % d'un conseil des ministres féminin, mais là, ça va être un choix difficile parmi toutes les candidates qui risquent d'être élues», a-t-il ajouté.