Iberville: carré de candidats... pour le moment

En date d’aujourd’hui, quatre candidats croiseront le fer pour représenter les électeurs d’Iberville. Cela pourrait changer, alors que d’autres formations politiques, notamment le Parti libéral du Québec, n’ont pas encore annoncé leur poulain.
Claire Samson, CAQ

Après l’avoir emporté au scrutin de 2014, la députée sortante Claire Samson sollicitera un second mandat, tentant de conserver la circonscription dans le giron caquiste.

Il y a plusieurs mois déjà que la députée, qui a notamment été présidente-directrice générale de l’Association québécoise de la production médiatique et gestionnaire dans le secteur des communications et de la culture, avait fait connaître son intention de demeurer en poste.

Parmi les dossiers qui la préoccupent, notons la sécurité routière sur la route 112, l’accès à des soins de santé de première ligne pour les résidants de sa circonscription, le prolongement de l’autoroute 35 et la question des infrastructures. « Qu’on parle d’égouts, d’aqueducs, même d’un aréna: les municipalités ont besoin d’investir pour entretenir ce qu’elles ont ou pour offrir davantage de services. D’autant plus que la population dans notre région ne cesse de croître », avait-elle affirmé plus tôt cette année. Pendant son premier mandat, Mme Samson a été porte-parole en matière de culture et communications, de protection et promotion de la langue française et a été responsable de la région de la Montérégie. Il n’est pas exclu qu’elle devienne ministre advenant l’élection d’un gouvernement caquiste.

Nicolas Dionne, PQ.

Succédant à Marie Bouillé, qui a été députée d’Iberville de 2008 à 2014, Nicolas Dionne portera de son côté les couleurs du Parti québécois. Celui qui compte une carrière diversifiée de 18 ans dans le milieu de l’éducation fait de cette thématique son cheval de bataille. En outre, le développement récréotouristique et économique de la région figure aussi parmi ses engagements, tout comme l’amélioration du transport en commun interurbain. Aux yeux du candidat, le changement devra s’opérer de l’intérieur. « Les syndicats peuvent tenter d’améliorer la situation des travailleurs, mais c’est le gouvernement qui tient les cordons de la bourse. C’est en passant par celui-ci qu’on peut faire des changements concrets », affirme-t-il.

Chez Québec solidaire, on mise sur Philippe Jetten-Vigeant. Bachelier en agroenvironnement de l’Université McGill, le jeune homme de 22 ans milite activement pour l’intégration de toutes les minorités. Il se passionne pour l’environnement et souhaite aider les producteurs agricoles de sa circonscription à réduire leur utilisation de pesticides et améliorer la qualité de l’eau. Il se positionne également pour une facilitation de l’accès aux terres par la relève comme moyen de revitalisation de l’économie rurale.

Le Parti libéral du Québec n’a pour sa part pas encore dévoilé qui sera son porte-étendard dans Iberville. Investi en novembre 2017, le maire de Saint-Sébastien, Martin Thibert, s’est désisté en mars en invoquant des raisons personnelles et professionnelles. Aucune date n’a encore été avancée pour une éventuelle assemblée d’investiture.

Serge Benoit, PCQ.

Si le Parti vert du Québec et Citoyens au pouvoir n’ont pas non plus de candidat dans la circonscription, à l’heure actuelle, notons que le Parti conservateur du Québec y présentera Serge Benoit, qui a œuvré dans les secteurs de l’industrie aéronautique, en administration et dans le domaine du transport. Il s’est déjà impliqué en politique, ayant été conseiller municipal à Sainte-Anne-de-Sabrevois.