Thomas St-Onge aspire à représenter le district 4.

Élection partielle à Waterloo : une candidature... et un retrait

« Intéressante » est sans doute le terme approprié pour décrire la campagne qui se déroule actuellement à Waterloo en vue de l’élection partielle du 29 mars. Alors qu’un nouveau candidat, Thomas St-Onge, se lance dans la course, Ronald Beaulieu a pour sa part choisi de se désister.

À seulement 20 ans, Thomas St-Onge considère cette course électorale comme une occasion en or de mettre les projecteurs sur la jeunesse, peu représentée en politique municipale, fait-il remarquer. 

Le jeune homme explique que la Ville l’avait d’abord sollicité pour donner son avis « de jeune » sur l’image de la municipalité. 

« Je me suis dit que j’allais faire mieux que ça, en me présentant comme conseiller municipal pour représenter la jeunesse à Waterloo. »

Thomas St-Onge y voit là une façon de donner l’exemple. « Les jeunes fonctionnent beaucoup par influence. Si je m’implique en politique, peut-être qu’ils vont avoir envie de le faire aussi et d’aller voter. »

Parmi les dossiers qui l’intéressent, le candidat mentionne l’offre touristique à Waterloo et la populaire pumptrack qui, selon lui, pourrait être agrandie. « Une autre chose qu’il faudrait regarder, c’est la zone de 50 km/h entre l’école secondaire et l’école primaire sur la rue Lewis Ouest. Tellement de monde passe à cet endroit ; on pourrait réduire la vitesse à 30 km/h. »

Thomas suit actuellement une formation en éducation spécialisée au Cégep de Granby. Investi dans sa communauté, bénévole de longue date, il est aussi instructeur civil pour les Cadets de la Marine royale canadienne à Valcourt, tout en donnant de son temps au Corps des cadets de Waterloo. 

Il assure que son horaire flexible lui faciliterait la tâche pour occuper le poste de conseiller du district 4. « J’aurais du temps pour me pencher sur les dossiers et les projets. »

Le porte-à-porte ne fait pas partie de sa stratégie de campagne. C’est par les réseaux sociaux qu’il tentera de joindre les électeurs. 

Comment évalue-t-il ses chances ? 

« J’ai des attentes. C’est sûr que j’aimerais rentrer. Mais si j’ai 25 voix, ce sera ça. Même si je ne gagne pas, ça aura quand même été une expérience que peu de gens de mon âge ont eu la chance de vivre. Je n’ai rien à perdre ! »

Retrait 

Pendant ce temps, Ronald Beaulieu, qui avait été le premier à déposer son bulletin de candidature, a fait marche arrière lundi, en avisant la municipalité de son intention de se retirer de la course.

Ce dernier a évoqué, mercredi, des raisons personnelles. Qualifiant son geste de « coup de tête », M. Beaulieu a laissé entendre qu’avant de prendre sa décision, il n’en avait pas vraiment discuté avec sa conjointe. 

« Disons qu’elle avait d’autres projets pour moi et que je n’aurais pas eu le temps voulu pour me consacrer à la communauté. »

« J’ai appris ma leçon : j’aurais dû consulter un peu plus ! » a lancé le retraité, en se disant néanmoins convaincu de la qualité de sa candidature. 

« Avec mon expérience et parce que j’habite dans le district 4, j’aurais pu faire une différence. »

À ce jour, MaryLouise Standish, Mélanie Malouin et Thomas St-Onge sont les trois aspirants officiels à la succession du conseiller démissionnaire Sylvain Hamel. 

Après avoir annoncé son intention de se lancer, Richard Morasse, quant à lui, n’avait toujours pas remis sa déclaration de candidature mercredi.

Les personnes intéressées ont jusqu’au vendredi 28 février à 16 h 30 pour se manifester.