Même si la floraison a été moins importante cette année, les pommiers en fleurs ont tout de même attiré plusieurs visiteurs à Rougemont au cours du long week-end.

Élargir la saison touristique de Rougemont

Tourisme Rougemont a organisé pour la première fois cette année le week-end « Crêpes gourmandes ». Une occasion de faire valoir la municipalité en dehors du temps des pommes. Au programme : 11 établissements de Rougemont servaient des crêpes aux visiteurs, les invitant à aller contempler les pommiers en fleurs. L'événement a eu lieu samedi et dimanche.
C'est le premier des Week-ends gourmands de cette année. Pour Hugues Lavoie, directeur des opérations du Domaine de Lavoie, de La Pommeraie, et président des Week-ends gourmands de Tourisme Rougemont, il importe d'amener les gens à visiter Rougemont à l'extérieur du temps des pommes.
« Dans mon esprit d'entrepreneur en agrotourisme, Rougemont, c'est une région qui peut être développée à l'année. Pas juste en septembre et en octobre, à cause des pommes », croit-il. 
Qui dit Rougemont dit pomme, mais qui dit pomme dit également cidre, paysages de pommiers, produits du terroir, et bien plus. « L'idée de mettre Rougemont sur la map au mois de mai, c'est de dire aux gens : Venez, il y a des activités à faire à l'année. Beaucoup de nos vignobles et cidreries sont ouverts à l'année, et d'autres pendant toute la saison estivale », précise M. Lavoie. 
C'est d'ailleurs dans cet esprit que la Ville a développé l'idée de ce premier week-end. « Avant, Tourisme Montérégie offrait le même concept, mais seulement dans les cidreries », explique M. Lavoie.
Or, cela fait maintenant quelques années que l'événement crêpes-cidre n'existe plus. La cidrerie Michel Jodoin n'a cependant jamais cessé l'activité, qui chaque année est une réussite. «Habituellement, les gens viennent durant les Week-ends gourmands en automne, et l'autre grosse fin de semaine, c'est celle-là», mentionne Marie-Pier Jodoin, derrière le comptoir d'où elle servait les crêpes. « On commande 500 crêpes, et les 500 y passent ».
Diversité
Les crêpes de chaque établissement participant étaient uniques, certaines venant de traiteurs, d'autres faites maison. Généralement, elles étaient servies avec un cidre, et à plusieurs endroits, avec des morceaux de pommes. La Voix de l'Est a contacté l'ensemble des établissements participant à l'événement des crêpes gourmandes. Quelques-uns ont pris le temps de commenter leur expérience. 
« Il y a eu un bel achalandage, les gens étaient au rendez-vous, mais ils ont plus tendance à aller dans les vignobles et dans les cidreries plutôt que dans les vergers, où il y a juste des fleurs de pommiers à voir », fait remarquer Hugues Lavoie.
Reste que pour lui, l'événement était une bonne occasion pour les commerces connexes à l'industrie de la pomme de se faire voir. Notamment le Potager Mont-Rouge, qui participait à l'activité. « Oui Rougemont, à la base, c'est des pommiers et des pommes, mais il y a d'autres entreprises aussi, connexes, qui peuvent grandir là-dedans. »
« Mais je suis content de voir que les gens sont au rendez-vous. Ça faisait trois ou quatre ans qu'on n'avait pas fait ça, nous, mais tout le monde est à son poste et les gens sont venus », souligne-t-il.
Josée Cartier, une des propriétaires du Domaine Cartier Potelle, participait pour la première fois aux crêpes gourmandes. Elle n'a pas été particulièrement impressionnée.« C'est relativement tranquille de notre côté de montagne. On a décidé de participer pour attirer de la clientèle, mais il y a moins de monde qu'on s'attendait. »
Du côté de Vignoble et Cidrerie Coteau Rougemont, l'événement a au contraire été un succès.
« Ça l'a amené un bel achalandage. Plusieurs sont venus justement pour goûter aux crêpes », précise Julie Robert. « Ça fait découvrir des commerces aux gens. Ils sont contents, ils viennent prendre des photos avec les pommiers en fleurs ». 
Peu de fleurs
Les gens et les crêpes étaient donc au rendez-vous, mais les pommiers présentaient moins de fleurs que d'ordinaire. « Cette année, c'est malheureusement une des plus petites floraisons, on a 60 % moins de fleurs que normalement », fait remarquer Marie-Pier Jodoin.
« À cause de la sécheresse de l'an dernier, les pommes n'ont pas eu de bourgeons. Mais l'année passée en était une record, donc on s'attendait un peu à ce qu'il y en ait moins cette année », explique-t-elle.