Les travaux de démolition ont coûté plus chers que prévu dans le cadre du projet de réaménagement de l'église Notre-Dame. En contrepartie, des économies ont été réalisées pour les travaux de maçonnerie.

Église Notre-Dame: travaux supplémentaires et économies

Les travaux de démolition réalisés dans le cadre du projet de réaménagement de l'église Notre-Dame, à Granby, ont réservé quelques surprises. Résultat : le coût des travaux a fait un bond de 32 %. À l'inverse, les travaux de maçonnerie ont toutefois entraîné des économies.
Les élus ont récemment approuvé lors d'une séance extraordinaire des directives de changements pour les travaux de démolition qui ont engendré des dépenses supplémentaires de 132 074 $, sur un contrat initial de 410 837 $ (taxes en sus), accordé à Construction Gératek. 
« Le chantier a été divisé en quatre lots. La démolition est un de ces lots (avec la maçonnerie, l'inventaire archéologique et les travaux de construction). Oui, ce sont des travaux où il y a eu des frais supplémentaires plus élevés que prévu, mais ce n'est pas catastrophique dans l'ensemble du projet », a fait valoir le directeur du Bureau de projets de la Ville, Daniel Surprenant. 
Selon lui, la démolition du presbytère, d'un garage à l'arrière de l'église et de certaines composantes internes (dalle de béton du sous-sol, électricité, chauffage, gicleurs, etc.) était « une des parties les plus critiques ». « C'est là qu'on allait démolir les dalles, ouvrir les murs et regarder ce que ça a l'air pour, après, faire nos plans et devis de façon précise. Il y avait une proportion de travaux supplémentaires plus élevée dans cette étape-là. On entrait dans une église de 115 ans, dont on n'a pas les plans », souligne M. Surprenant. 
Moins chers 
Entre autres surprises rencontrées en cours de route : une quantité plus grande que prévu de sols contaminés, « davantage de travaux en condition d'amiante et de plomb », la présence de deux dalles superposées au lieu d'une et des changements dans la structure de la nouvelle entrée, selon le sommaire décisionnel remis aux élus, dont les médias ont obtenu copie. 
Selon Daniel Surprenant, c'est à la fin du chantier, lors du bilan total des travaux réalisés dans le cadre des quatre lots, qu'il sera possible d'avoir une idée plus précise de l'impact de ces directives de changements. 
Car, en contrepartie, les travaux de maçonnerie à l'église, appelée à devenir le pavillon Notre-Dame alors que la technique de génie mécanique du Cégep de Granby devrait y être offerte à partir de septembre 2018, ont coûté moins cher que prévu. 
Des économies de 159 941 $ ont été réalisées sur un contrat de 892 673 $ (taxes en sus), octroyé à Maçonnerie Desrosiers de l'Estrie. « Le principal changement a été une réduction dans l'envergure des travaux requis sur la maçonnerie massive de l'église », est-il précisé dans le sommaire décisionnel. 
Le lot le plus important de l'ensemble de ce vaste chantier, soit le contrat pour les travaux de construction, n'a cependant pas encore été accordé. Il était à l'ordre du jour d'une séance extraordinaire lundi. Mais le point a été ajourné à une prochaine séance, le lundi 25 septembre, à 19 h. Le maire Pascal Bonin a justifié ce délai par une volonté « d'analyser les choses ». 
Lors de l'ouverture des soumissions, les coûts se sont révélés plus élevés que ce qui avait été budgété. La plus basse proposition, déposée par Célèb Construction, est de 11,8 M $, alors que l'estimé était de 9 M $. Une situation qui s'expliquerait entre autres par un contexte de coûts à la hausse dans les projets d'infrastructures civiles, de même que dans le secteur du bâtiment.