Le maire de Bromont Louis Villeneuve a concocté un plat de tomates bocconcini.

Égalité dans la camaraderie

La compétition culinaire ludique opposant les maires de Bromont, Granby, et Farnham s’est déroulée dans une ambiance bon enfant, samedi avant-midi au Marché de la Station gourmande de Farnham. Si le défi n’a pas permis de trancher lequel des élus se débrouille le mieux en cuisine, il aura tout de même mis en évidence les qualités de chacun d’eux.

Malgré la lutte féroce à laquelle se sont livrés les maires Villeneuve, Bonin et Melchior, la compétition s’est soldée par une sage égalité entre les trois plats. 

L’activité a toutefois permis de constater la bonne entente qui unit les trois élus municipaux. Et bien que l’objectif premier était d’offrir un bon spectacle, le défi a tout de même été relevé avec sérieux. 

Pourtant, aux yeux de ses deux adversaires, la bataille semblait quelque peu inégale puisque le maire de Farnham, Patrick Melchior, avait pour avantage de bien connaître les produits disponibles à la Station gourmande.

Le maire de Bromont, Louis Villeneuve, qui se montrait plutôt confiant, a été le premier à parcourir les étalages du marché public. 

« Ça prendrait de l’huile », a-t-il soufflé en zieutant les tables et kiosques. Malheureusement pour le Bromontois, aucun commerçant n’en vendait ce jour-là.

« Je n’ai encore aucune idée de ce que je vais faire », a quant à lui lancé le maire de Granby, Pascal Bonin, arrivé un peu plus tard. 

Les trois maires ne disposaient que de dix minutes pour compléter leur préparation.

Un concept original

Coordonnatrice du Marché la Station gourmande de Farnham, Andréanne Samson avait concocté tout un concept pour les trois maires.

Chacun se voyait remettre l’équivalent de 25 $ en coupons utilisables chez tous les commerçants ainsi qu’un carrosse de supermarché pour transporter les victuailles.

Une fois le signal donné, ils se sont précipités à la course vers les commerçants. Ils disposaient de seulement cinq minutes pour compléter leurs emplettes.

Les trois participants n’avaient accès qu’aux ingrédients disponibles au marché et leurs recettes devaient être complétées en seulement dix minutes, sans possibilité de cuisson.

Pour pimenter le tout, l’organisatrice a ajouté des épreuves supplémentaires pendant que les maires préparaient leurs plats. À tour de rôle, chacun a dû chanter les bienfaits de sa ville, cuisiner avec les yeux bandés, avec des mitaines de four ou encore travailler à genoux. 

Malgré le niveau de difficulté, les trois chefs d’un jour s’en sont sortis avec des plats plutôt intéressants.

« J’ai cuisiné du bonheur ! » s’est exclamé, un peu vantard, Patrick Melchior en présentant sa salade et sa pizza froide. 

Au centre du trio, Pascal Bonin y était allé avec un classique sandwich au smoked meat. 

« J’y ai mis tout mon talent ! Je voulais aller du côté de la simplicité. C’est vraiment le repas d’un gars qui a faim et qui fait ce qu’il peut en cuisine », a lancé M. Bonin. 

De son côté, Louis Villeneuve s’était lancé dans la préparation de tomates bocconcini tout en s’efforçant de son mieux pour la présentation.

Le public a par la suite pu goûter aux plats qui ont tous semblé être bien appréciés. 


Le maire hôte Patrick Melchior s’est réjoui du succès de l’activité.

Succès

Même si quelques clients ont semblé surpris de la scène, les organisateurs comme les maires participants se sont montrés très heureux du déroulement de l’événement.

« Honnêtement, je ne m’attendais pas à que ça fasse autant de buzz, a avoué la coordonnatrice de la Station gourmande Andréanne Samson. On aimerait beaucoup réutiliser le concept, peut-être avec des participants d’un autre milieu ou dans une autre ville. »

Les commerçants se réjouissaient également de cette belle visibilité pour leurs produits. 

« Les trois maires ont utilisé ma mayonnaise », soulignait Maryse Lavigne de Mamie Ail. 

En tant que maire de la ville hôtesse, Patrick Melchior se réjouissait lui aussi du succès de l’initiative. « Je pense qu’il faut vraiment être proche des gens et qu’il faut être parmi eux. C’est sûr qu’on doit prendre des décisions en tant qu’élus, mais parfois les décisions, ça peut être seulement de se demander si on met de la mayonnaise dans la salade », a-t-il fait valoir.