Le Bureau de la sécurité des transports est à l’étape de la collecte d’informations qui vont permettre aux enquêteurs d’établir la cause de l’écrasement fatal survenu lundi matin à Rougemont. Deux hommes ont perdu la vie quand leur appareil s’est écrasé dans un verger.

Écrasement d'un aéronef: le BST collecte des informations

Au lendemain de l’écrasement d’un avion ultraléger qui a coûté la vie à deux hommes à Rougemont, le Bureau de la sécurité des transports (BST) poursuivait son investigation mardi, notamment en collectant diverses informations qui permettront d’établir la cause de l’écrasement. L’investigation pourrait durer plusieurs mois.

« On est dans la première phase de l’enquête qui est la collecte de données. On s’est déplacé sur le site de l’accident hier [lundi], on l’a documenté. On a des photos et on a parlé à certains témoins. On a rapporté des pièces avec nous pour une analyse plus approfondie. C’est le travail de collecte de données qui se poursuit dans les jours à venir. Ensuite, on va s’asseoir et on va commencer l’analyse pour essayer de déterminer ce qui s’est passé », explique Isabelle Langevin, gestionnaire aux normes et assurances de la qualité au BST.

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Rappelons que deux hommes, Richard Bessette, 66 ans, de Mont-Saint-Grégoire, et François Robert, 51 ans, de Saint-Jean-sur-Richelieu, ont perdu la vie dans l’écrasement d’un avion ultraléger survenu dans un verger du Domaine de Lavoie à Rougemont, lundi matin.

Les pompiers ont d’ailleurs eu recours aux pinces de désincarcération pour les extirper du cockpit. 

Aux dires de certains témoins rencontrés par La Voix de l’Est, il semblerait que le moteur du petit avion Rans S-6ES Coyote II ne fonctionnait pas au moment de l’accident.

De son côté, le BST n’avance aucune hypothèse pour le moment. « Il est beaucoup trop tôt, affirme Mme Langevin. On n’aime pas se limiter en partant avec une hypothèse. On préfère ratisser large pour aller chercher le maximum d’informations. »

Les enquêteurs chercheront notamment à obtenir l’historique de l’appareil impliqué dans la tragédie. Ils doivent également vérifier si un plan de vol avait été déposé — ce qui n’est pas une obligation pour ce type d’avion — ou si les hommes avaient fait part de leur itinéraire à un proche avant leur départ. 

En plus de l’enquête menée par le BST, la division des crimes majeurs de la Sûreté du Québec mène également une investigation.