« Le PEI (programme d'éducation internationale) a encore une certaine popularité », dit Guy Tardif, directeur général adjoint par intérim à la commission scolaire du Val-des-Cerfs. « La réflexion va se poursuivre l'année prochaine. »

École saint-Édouard: vers le maintien du PEI

Si la tendance se maintient, l'école primaire Saint-Édouard conservera sa vocation internationale pour au moins la prochaine année scolaire.
Plusieurs parents s'inquiétaient que la direction de l'établissement du chemin Knowlton envisage un projet pédagogique moins contraignant - autant pour les enseignantes que pour les élèves - et moins coûteux. Mais un sondage a démontré que 60 % des parents étaient pour le maintien du programme d'éducation internationale (PEI), instauré depuis 2014.
Le conseil d'établissement (CE) de Saint-Édouard, formé d'employés et de parents, est aussi à majorité pour le statu quo, indique son président, Robert Vaillant. « On n'est pas fermés à autre chose, mais on veut donner la chance au programme de fonctionner », dit-il. Et ce, même si les enseignantes ont des « irritants » liés à la charge de travail plus lourde. 
« On va travailler avec elles pour trouver toutes les solutions possibles pour que ça fonctionne. On veut éplucher les ressources disponibles. »
Mécontentement
La dernière assemblée du CE, le 3 avril, a permis aux opposants d'exprimer leur mécontentement. Un conseiller municipal, Lee Patterson, a mentionné qu'une résolution en faveur du PEI serait soumise au conseil de ville le lendemain. Lac-Brome a adopté cette motion à l'unanimité.
« Le PEI a encore une certaine popularité », souligne Guy Tardif, directeur général adjoint par intérim et directeur du service des technologies de l'information et de l'organisation scolaire à la commission scolaire du Val-des-Cerfs. « La réflexion va se poursuivre l'année prochaine. »
Val-des-Cerfs ne peut clore le débat à jamais, précise son directeur général Éric Racine, puisque le projet pédagogique d'une école est décidé par son CE.
Solution
Les parents membres du CE interrogés par La Voix de l'Est se sont dit satisfaits de la tournure des événements. « De toute façon, pour l'année prochaine, ç'aurait été trop vite, dit Nathalie Goyette. Et beaucoup de parents envoient leurs enfants à Saint-Édouard à cause de l'international. C'est une vocation choisie par la communauté. »
Le CE tend maintenant la main aux enseignantes, dit Bertrand Ruffieux. « On sait que le programme international implique énormément d'efforts. Mais quand on vient de rénover la cuisine, on ne jette pas tout à terre sous prétexte qu'une porte d'armoire coince. »
La certification internationale implique de payer une accréditation, que l'établissement soit évalué à intervalles réguliers et que les enseignantes suivent de fréquentes formations. Selon
M. Ruffieux, la solution se trouve « dans la bonne gestion du programme » et dans une formation adéquate.
« Le PEI a eu un très bel impact sur l'école, c'est un attrait et on a maintenu le nombre d'élèves, dit-il. Si on arrive à faire un beau travail avec les enseignantes et qu'elles trouvent les solutions, les irritants vont disparaître. »
La prochaine assemblée du CE de Saint-Édouard doit avoir lieu le 1er mai.