Après cinq mois de travail, la trentaine de jeunes du volet alternance stage-études ont dévoilé leur murale dans les locaux du XFP.

École Massey-Vanier: une murale à l’image des élèves

La fierté se lisait dans les yeux des étudiants du programme XFP de l’école secondaire Massey-Vanier. Après cinq mois de travail, la trentaine de jeunes âgés de 15 à 18 ans du volet alternance stage-études ont dévoilé leur murale qui dynamise maintenant les locaux du XFP.

« Avant, c’était orange brûlé ici. Les jeunes avaient l’impression de rentrer chez leur grand-mère », lance l’enseignante Ketsia Théberge.

Les jeunes du XFP n’ont pas toujours eu une relation d’amour avec l’école, mais avec un tel projet, le sentiment d’appartenance s’agrandit, souligne l’enseignante Julie Lapointe.

« Succès » est le mot que l’on peut lire sur la murale qui a été réalisée en collaboration avec l’artiste Simon Bossé.

« C’est le mot qui ressemble le plus au XFP parce que ce sont souvent des élèves qui n’ont pas toujours connu beaucoup de succès dans leur vie. Quand ils arrivent ici, ils se trouvent une nouvelle voie et un nouveau modèle », mentionne Julie Lapointe en rapportant les propos de l’étudiant Zachary Dubé qui a réalisé les croquis de l’œuvre.

Une journée par semaine, Simon Bossé est venu orchestrer le travail des adolescents. Le but de la démarche était de faire explorer un mode d’expression que certains jeunes n’ont peut-être jamais eu la chance d’essayer.

L’une des participantes, Delphine, s’est énormément impliquée dans le processus. Elle avoue que certains moments ont été plus difficiles. « Parfois, ça n’avançait pas assez vite. Une fois, j’ai mis du rouge sur les lettres au lieu de l’orange, donc on a dû recommencer », donne-t-elle en exemple.

Il n’empêche pas moins que tous les élèves y ont trouvé leur compte.

« Quand on s’est mis à peinturer, il y en a que c’était la première fois de leur vie qu’il tenait un rouleau dans leur main. Ça a eu une portée à tellement de niveaux » relève Simon Bossé, qui est aussi directeur artistique à la Brasserie Dunham.

Parallèlement, l’artiste a eu l’idée de réaliser un fanzine. Une petite revue est donc composée de plusieurs dessins, paroles de chansons ou textes. Le but étant toujours d’amener les étudiants à explorer le côté créatif de leur personnalité.

Médiatisation culturelle

La Ville de Cowansville et le Ministère de la Culture et des Communications ont fourni à parts égales 4200 $ tandis que le Carrefour jeunesse emploi de Granby a fourni 800 $ pour la réalisation complète du projet Mur à mur.

« Via l’entente de développement culturel que la Ville a avec le ministère, on a créé un fond en médiatisation culturelle. À l’automne 2018, on a fait un appel de projets et six projets ont été retenus, dont celui de la murale », mentionne Marie-Maude Secours, directrice au service de la culture de la Ville de Cowansville.

La Ville avait réservé une enveloppe de 27 000 $ dédiée à ces six projets.