«On n’a pas de locaux libres et pas de financement pour ce genre de projet», dit le président de la commission scolaire du Val-des-Cerfs, Paul Sarrazin.

École alternative à Granby: «Il y a impasse»

La possibilité qu’une école alternative voie le jour à Granby est de plus en plus mince aux yeux de la commission scolaire du Val-des-Cerfs.

Réunis en assemblée publique mardi, les commissaires ont adopté une résolution visant à clarifier leur position face à ce projet proposé par un groupe de parents depuis 2016.

Tout en réitérant leur ouverture, ils ont rappelé que Val-des-Cerfs n’a pas de locaux libres dans ses écoles à Granby pour aménager des classes supplémentaires offrant une pédagogie plus libre.

La commission scolaire a toutefois laissé entendre qu’il pourrait y avoir de la place en 2021-2022 à l’école primaire de l’Orée-des-Cantons, à Waterloo, lorsque la future école primaire de Shefford sera construite.

Mais la suggestion ne plaît guère aux parents concernés, car ils habitent tous Granby et « ça ne leur tente pas de faire 20 minutes d’auto », explique Chantal Leclair, interrogée à sa sortie de l’assemblée.

« On veut une école à Granby », rappelle-t-elle. Une autre possibilité serait de convaincre une école existante de modifier son projet éducatif, mais « ce n’est pas tous les parents du quartier qui le voudraient », reconnaît Mme Leclair.

Aménager des locaux serait aussi trop coûteux.

Priorité

Le président de Val-des-Cerfs, Paul Sarrazin, reconnaît qu’« il y a impasse » dans ce dossier. « On n’a pas de locaux libres et pas de financement pour ce genre de projet », dit-il.

« Je dois penser aux 12 000 parents d’élèves de la commission scolaire avant les 600 qui ont “aimé” la page Facebook du projet d’école alternative. Et on se ferait tirer des roches si on déplaçait d’autres enfants pour ça ! »

Il rappelle aussi que la priorité du gouvernement est présentement l’aménagement de nouvelles maternelles quatre ans et non l’ajout d’écoles alternatives. Et qu’il se fait dans les écoles actuelles « beaucoup de choses très assimilables à une école alternative ».

« Le fossé n’est peut-être pas si large » entre ce qui se fait et ce qui est demandé, dit M. Sarrazin.